” Les dégâts du dérèglement climatique sont présents, en Afrique bien plus qu’ailleurs, alors que l’Afrique n’y est pour rien. C’est dire l’urgence de ce problème mais c’est dire aussi l’optimisme et la conviction aussi que nous devons avoir qu’il y a des solutions”
Tel est le point de vue de la Présidente de la COP 21, Ministre de l’environnement, de l’Energie et de la Mer, en charge des relations internationales sur le climat en France, Ségolène Royal.
Dans le Rapport de l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables, Ségolène Royal fait une part belle au continent africain qui l’a vu naître.
Saluant la contribution de l’Afrique à l’adoption de l’accord de Paris sur le climat , elle a mis en relief le rôle capital que l’Afrique, qui dispose “d’un immense potentiel d’énergies renouvelables qui ne demande qu’à être exploitées, dans le solaire, l’éolien, la géométrie ou l’hydraulique” jouer dans l’équilibre d’un monde multipolaire qui doit construire la paix et la prospérité.
“Ce défi que nous devons relever est finalement une nouvelle chance. Une nouvelle chance pour l’Afrique. Une nouvelle chance pour investir. Une nouvelle chance pour donner aux entreprises qui croient dans les énergies renouvelables l’occasion de créer des activités et des emplois. Une chance aussi pour limiter les migrations climatiques, les migrations de la misère”, , soutient-elle.
Notant la lenteur des négociations et mais aussi la prise de conscience, aujourd’hui, que personne n’est à l’abri du dérèglement climatique, la présidente de la COP 21 souhaite que ce rapport qui a recensé 240 projets, contribue à concrétiser rapidement les projets d’énergies renouvelables portés par le continent africain , afin qu’ils puissent être célébrés dès la COP 22 à Marrakech au Maroc.
Korona SEKONGO