En Côte d’Ivoire, Ahoua Don Mello, Pulchérie Gbalet, Eric Danon, Kossougro Aka, Sylvain Takoué et Gboko Koffi , peuvent être perçus comme des vecteurs de l’influence russe.
L’influence russe en Côte d’Ivoire prend diverses formes et s’appuie sur un réseau de personnalités et d’organisations locales qui facilitent l’ancrage des intérêts russes en Afrique de l’Ouest. Des acteurs et vecteurs par lesquels cette influence s’exerce, reviennent dans des analyses.
Au centre de cette influence, le positionnement d’Alternative Citoyenne Ivoirienne (ACI), dirigée par Pulchérie Gbalet, est scruté. Cette organisation, déjà connue pour ses prises de position critiques envers les politiques occidentales, est perçue comme faisant écho à la volonté russe d’établir une présence en Côte d’Ivoire en se positionnant comme une voix alternative et panafricaine. L’ACI reçoit le soutien de structures comme COVIMEDE-CI et CREITACI, renforçant ainsi la base d’appui des intérêts russes dans le pays.
Un autre acteur est Ahoua Don Mello, ancien ministre ivoirien d’un gouvernement non reconnu et considéré comme illégal durant la crise post électorale de 2010-2011, et actuellement représentant des BRICS pour l’Afrique. Il est également consultant pour des hommes d’affaires russes, ce qui lui confère une bonne position dans les relations russo-ivoiriennes. Son rôle s’étend même à la promotion de médias russes comme Sputnik, contribuant à la diffusion d’informations et de perspectives alignées sur la vision géopolitique de la Russie.
Le réseau s’étend aussi aux mouvements panafricanistes avec des organisations comme Solidarité Panafricaniste Côte d’Ivoire (SOPACO) et Urgences Panafricanistes-CI. Ces groupes, identifiés comme représentés respectivement par Eric Danon et Kossougro Aka, partagent des valeurs de souveraineté et d’indépendance qui résonnent avec le discours de la Russie en Afrique. Ils participent à renforcer la présence idéologique de la Russie en Côte d’Ivoire, en promouvant un narratif de résistance face aux influences occidentales.
Enfin, des acteurs comme Sylvain Takoué de SOTOVPOA et Gboko Koffi de Convergence nubienne élargissent ce réseau en touchant divers segments de la société civile ivoirienne. Avec leurs alliances et leurs plateformes, ces leaders peuvent agir comme des multiplicateurs d’influence, en propageant des idées favorables à la politique russe en Afrique.
Cette influence repose sur une alliance de principes panafricanistes et souverainistes, qui trouvent un écho auprès de certains segments de la population ivoirienne. La stratégie de la Russie en Côte d’Ivoire s’appuie ainsi sur des alliances locales et une approche de communication bien ciblée, visant à promouvoir une image positive de la Russie et de son modèle d’engagement en Afrique.
Un soutien financier et idéologique actif de la Russie à ces acteurs pourrait redessiner le paysage politique ivoirien dans les années à venir, surtout dans un contexte de tensions renforcées entre grandes puissances sur le continent africain.
Une contribution de Laurent Oupoh, agitateur d’idées