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CAN 2025 au Maroc : Marrakech peu enthousiaste après la qualification du Maroc pour les quarts

Par Adou Mel5 janvier 2026

Les habitants de Marrakech, troisième ville du Maroc, ne sont pas sortis en grand nombre dans la nuit du dimanche 4 janvier 2026 après la qualification étriquée des Lions de l’Atlas (1-0) face à la Tanzanie en huitièmes de finale de la CAN 2025 de football.

Contrairement aux habitudes, les quartiers de la ville ocre n’ont pas véritablement vibré pour saluer la qualification de la sélection nationale marocaine pour les quarts de finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations, organisée sur le sol marocain. Au coup de sifflet final de l’arbitre malien Boubou Traoré, c’est plutôt une réaction timide, presque froide, qui a été observée.

La Médina, Agdal, Guéliz, Sidi Ghanem… Ces quartiers, autrefois baignés dans la liesse populaire et le folklore après les exploits de la sélection nationale, sont restés sans grande animation particulière. Peu de rassemblements spontanés, peu de chants, encore moins de défilés festifs. Une quasi-indifférence inhabituelle pour une ville réputée pour son dynamisme touristique et son animation 24 heures sur 24.

Pourquoi cette « froideur » après une qualification pourtant importante ?

Selon les témoignages recueillis auprès de nombreux habitants dans les rues, les cafés et autres lieux de convivialité, cette attitude s’explique principalement par la prestation jugée peu convaincante des hommes de Walid Regragui. Le contenu du jeu, tout comme le score étriqué, n’ont pas rassuré.

« Nous avons beaucoup souffert pour battre une petite équipe comme la Tanzanie. Imaginez si c’était une grande nation de la compétition », confie à voix basse un responsable de restaurant du quartier Guéliz, non loin de la gare ferroviaire de Marrakech.

« En plus, le penalty pourtant valable en faveur des Taifa Stars non sifflé par l’arbitre laisse un goût amer, comme si cette victoire était un peu chanceuse », ajoute-t-il.

Seuls quelques automobilistes, klaxonnant brièvement, et quelques supporters brandissant des drapeaux nationaux aux abords des rues ou depuis les terrasses de cafés et restaurants ont manifesté leur joie. Une célébration éphémère, vite retombée, à l’image d’une qualification plus soulagée que véritablement célébrée.

Adou Mel, envoyé spécial à Marrakech (Maroc)

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