Après avoir atteint son premier objectif-finir en tête du groupe F et valider son billet pour les huitièmes de finale, Émerse Faé s’apprête à replonger dans le travail. Le sélectionneur ivoirien prépare désormais l’affiche face au Burkina Faso, programmée le mardi 6 janvier 2026, avec l’ambition d’effacer les lacunes observées durant le premier tour et d’aborder sereinement la suite de la compétition.
Une pause méritée avant la reconstruction
En huit jours, la Côte d’Ivoire a disputé trois rencontres intenses
- 1-0 contre le Mozambique,
- 1-1 face au Cameroun,
- 3-2 contre le Gabon.
Avec 5 buts marqués pour 3 encaissés, les Éléphants terminent meilleure attaque du groupe F. « Nous nous attendons à un match d’impact et d’intensité face au Gabon malgré leur élimination », avait prévenu Faé. Les faits lui ont donné raison : il a fallu puiser dans les réserves pour arracher la première place.
Après ces émotions fortes, le coach entend souffler brièvement avant de reprendre le travail. « Nous allons nous reposer, profiter des familles, récupérer, puis retourner au combat dès le vendredi 2 janvier 2026, afin d’attaquer le match contre le Burkina Faso. (…) Nous allons remettre tout le monde au même niveau physiquement, rééquilibrer les forces et réfléchir à la meilleure manière de faire mal à cette équipe burkinabè pour aller chercher les quarts de finale », a expliqué Faé après le match contre le Gabon.
Burkina Faso-Côte d’Ivoire : un classique sous-régional
Le Burkina Faso n’a pas le même statut que la Côte d’Ivoire. Toutefois, il reste un adversaire dangereux. Finaliste de la CAN 2013, éliminé en huitièmes en 2024, le Pays des Hommes intègres avance avec ambition. Deuxièmes de leur groupe derrière l’Algérie, les Étalons se présentent en confiance et avec l’idée de jouer leur chance à fond.
Historiquement, les confrontations penchent en faveur de la Côte d’Ivoire. Trois titres continentaux, deux finales perdues : l’expérience parle.
Un duel qui dépasse le terrain
Depuis près de deux décennies, la rivalité politique entre les deux pays se transpose parfois sur le rectangle vert. Chaque victoire devient une forme d’affirmation symbolique. Cette dimension extra-sportive renforce l’enjeu de ce huitième de finale.
L’objectif d’Émerse Faé est d’aller au bout. Pour cela, le technicien entend consolider sa défense, dynamiser l’attaque et construire une équipe capable de répondre présente dans les moments-clés.
Adou Mel, envoyé spécial à Marrakech (Maroc)