À la veille de l’opposition Côte d’Ivoire- Burkina Faso comptant pour les huitièmes de finale de la CAN 2025, prévue ce mardi 6 janvier 2026 au Grand Stade de Marrakech, trois journalistes burkinabè ont livré leurs analyses sur ce duel ouest-africain à forte charge émotionnelle.
« Côte d’Ivoire–Burkina Faso est toujours un match particulier »
Ibrahim Diallo (Radio Télévision du Burkina)
Côte d’Ivoire–Burkina Faso est toujours un match particulier avec des enjeux énormes, d’autant plus que cette fois-ci une place en quart de finale est en jeu. Ce sont deux équipes et des joueurs qui se connaissent bien, pour la plupart évoluant dans de grands championnats.
Pour ce match, la Côte d’Ivoire est favorite avec toutes ses qualités. C’est le champion en titre. Le Burkina Faso arrive avec beaucoup d’humilité, avec une équipe plus soudée et résiliente, plus forte que celle présentée lors de la dernière CAN en Côte d’Ivoire. Il est difficile de pronostiquer un vainqueur. C’est un match ouvert, indécis, mais surtout un match plaisant à suivre.
« Les Éléphants sont très en forme »
Amadou Junior Zongo (Aujourd’hui Faso)
Ce sera un match très intéressant entre deux pays frères qui se connaissent et partagent une histoire riche et singulière. Les Éléphants sont très en forme, tout comme les Étalons, qui auront toutefois affaire au champion en titre.
Mais attention au syndrome du tenant du titre. Ces dernières années, aucun champion en titre n’a réussi à rééditer l’exploit. J’espère que ce syndrome jouera en faveur du Burkina Faso.
Je m’attends à une très belle rencontre entre deux équipes de qualité qui se connaissent parfaitement. Ce sera une vraie fête du football.
« Il y a le cœur et la tête »
Lassina Sawadogo (Radio Télévision du Burkina)
Côte d’Ivoire–Burkina Faso n’a jamais été un match comme les autres. C’est un derby au parfum très particulier. Les deux pays sont tellement liés que chaque face-à-face déchaîne les passions. La Côte d’Ivoire a montré une grande force lors du premier tour. Le classique face au Cameroun a servi de test grandeur nature avant la remontada de la Saint-Sylvestre face aux Panthères, qui a renforcé la confiance des Éléphants.
Les Burkinabè, eux, ont évolué au diesel. L’équipe a montré du caractère face à la Guinée équatoriale et à l’Algérie, malgré la défaite, avant de mieux maîtriser le Soudan avec une équipe remaniée. Pour ce mardi, la Côte d’Ivoire est logiquement favorite. Mais que vaut un favori dans un derby ? Ce n’est pas seulement le talent qui compte dans ce genre de match. Il y a le cœur et la tête.
Marrakech est certes la base des Éléphants dans cette CAN, mais la ville ocre est aussi celle qui a longtemps adopté le Burkina Faso. Les Étalons n’y ont d’ailleurs jamais perdu au Grand Stade. J’ai donc envie de dire que Côte d’Ivoire–Burkina Faso, c’est : « Union, Patrie, Discipline » contre « Travail, Discipline, Solidarité ».
Propos recueillis par Adou Mel, envoyé spécial à Marrakech (Maroc)Masquer le contenu tronqué