Quelles leçons tirer de la Can 2023 relativement à la consolidation de la Nation ivoirienne ?
Doctorant EDBA, ingénieur énergéticien, MBA, DESS in business administration, Kalilou Coulibaly tire les leçons de la Can 2023, à la lumière de l’exemple de la nation américaine évoqué par le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara.
1- La leçon d’une vie.
L’Afrique à travers la Côte d’Ivoire, vient de donner une leçon de vie au monde, loin des préjugés négatifs que l’on veut toujours retenir d’elle, à partir des mauvais exemples de personnes ou de pays incapables qui, développent des attitudes inappropriées, avec une totale indifférence aux circonstances pour faire face à des défis, ou de cerner les enjeux importants pour marquer l’histoire d’un monde perfectible, hérité en état sauvage depuis sa création.
Voici une Côte d’Ivoire à son rythme, qui se modernise, se surpasse sans se délier de sa tradition, fondement de ses valeurs culturelles comme la chair autour du squelette, a élaboré méthodiquement et, déroulé rationnellement dans une pratique maîtrisée, pour donner vie à l’organisation de la CAN de l’hospitalité qui excite l’envie de la revivre.
Une des plus sensationnelles de son histoire selon les spécialistes , en mettant d’accord les opinions et les pensées divergentes sur la qualité de son organisation, faire ranger au placard toutes les fausses perceptions, en prouvant aux regards sceptiques sur les capacités africaines de gérer avec succès des grands enjeux complexes, et rendre tous heureux, même les plus perplexes.
2- Le savoir-faire des ivoiriens.
Ce sont deux milliards d’assujettis aux passions du sport, une audience inégalée dans l’histoire d’une CAN que, le pays de l’hospitalité a offert la CAN de l’hospitalité.
Pendant un mois, elle s’est traduite et transposée régulièrement des espaces de concentration des stades, à plusieurs autres espaces dédiés à l’extérieur des stades, Abidjan laguna city en fait partie.
L’organisation de ce grand événement a favorisé l’harmonie dans l’interpénétration des influences réciproques, sans que la passion n’entache le spectacle, et de convaincre le monde par ailleurs, de nos compétences esthétiques, artistiques et artisanales qui resteront dans les annales comme sa preuve testimoniale.
Ce résultat est une combinaison d’action située, c’est-à-dire constituée d’un ensemble de personnes, chacune véhiculant sa personnalité, ses valeurs, son histoire, son éducation, au profit d’un collectif, la réunion de ces individualités a donné cette animation orchestrale particulière synonyme d’une organisation magistrale.
Aussi, cette organisation a généré au fil de ses années préparatoires un ensemble de références communes, de partage d’expériences, d’anecdotes, de règles de comportement, de valeurs partagées, dans une osmose de rêve et d’amour d’un peuple qui a dansé au son du coup de marteau.
3- L’exigence d’un peuple uni.
Ce monde tenait à brandir la coupe du sacre comme récompense à tout un pays, en comptant sur ses fils éléphants qui, ont fini par comprendre les deux sens de la passion d’un peuple uni déçu, puis enchanté après que ses éléphants aient été secourus devant une porte presque fermée.
Les éléphants se sont disciplinés pour la suite dans le jeu, pour vaincre dans la résilience tous les obstacles sportifs sur leur parcours, grâce à l’envie et la détermination à travers un collectif dont, nous avons pu mesurer le degré de performance par des victoires au rythme émotionnel des remontadas en fin des matchs.
Le couronnement de la vision du président de la République va au-delà de cette victoire sportive riche en contenu, il a exprimé son souhait de voir briller encore plus fort la Côte d’Ivoire, grâce à l’étincelle de solidarité et de patriotisme déclenchés par les éléphants comme, le début d’un mode de pensée de l’identité ivoirienne, à l’image des américains.
4- La naissance du mythe de l’exceptionnalisme ivoirien ou le testament.
En vérité, l’idée de l’exception américaine est celle que nous avons manifestée durant cette CAN de l’hospitalité, tous avions été mis en mission par le président de la République Alassane Ouattara, et c’est dans l’union que les ivoiriens ont su créer l’histoire du mythe de l’exceptionnalisme ivoirien qui, a également dominé notre mode de pensée durant un mois, au cours duquel les traits distinctifs de l’ivoirien ont été uniques et non ethniques.
Cette victoire, comme le souhaite le président de la République Alassane Ouattara, ne doit pas être la fin de notre histoire d’union exceptionnelle après cette CAN de l’hospitalité mais, comme le déclencheur d’une croisade vers une forte histoire patriotique partagée entre ivoiriens.
Ce changement de mentalité nécessite un environnement propice à cet impératif qui, doit être animé dans un système de soutien, comme clé de rappel du mythe exceptionnel d’être d’abord ivoirien, psychologiquement de raisonner nation, ces transformations majeurs prendront racine au moyen d’une immersion dans de petites modifications quotidiennes en utilisant des mots, des gestes, en menant des tâches, des actions, des activités qui vont marquer les esprits au quotidien.
Ces stimuli forgeront l’esprit sur le sens de cette espérance, une nouvelle âme de préférence nourrie à la lumière de l’étincelle venue de la victoire des éléphants qui, vient d’illuminer le chemin conduisant vers le but final, une Côte d’Ivoire nation souhaitée par le président de la République Alassane Ouattara.
Kalilou Coulibaly, Doctorant EDBA.
Ingénieur énergéticien, MBA, DESS in business administration.