Afrique

Bénin : les statuts de l’enseignant signé, un syndicat dit non

Par Yaya Kanté22 novembre 2015

Le décret portant statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire a été signé, le samedi 21 novembre 2015 par le Chef de l’Etat Boni Yayi, après 5 semaines de grève.

« Nous venons de terminer le dernier round de négociations avec le Gouvernement Yayi. Depuis 2012 vous avez posé des problèmes sérieux de sauvegarde des intérêts des enseignants, de la survie du système scolaire, donc pour sortir l’école de l’ornière. Les résultats des conclusions et surtout ceux liés aux statuts particuliers de l’Enseignement Primaire et du Secondaire objet de revendication fondamentale pour les luttes en cours, les coefficients affectés aux différentes catégories et aux avantagesdes Enseignants ont été supprimés. Ceci parce que le Président de la République ne voudrait “pas laisser des ardoises à son successeur”», a expliqué Paul EssèIko, Secrétaire général de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (Cstb), dans une lettre adressée aux enseignants grévistes.

Concernant la satisfaction des autres revendications à savoir : celles des vacataires, des communautaires, des éducatrices et éducateurs de la maternelle et du Primaire, du recrutement des enseignants en nombre suffisant, de la gratuité de l’enseignement dans le secondaire et de la satisfaction des revendications du secteur de la santé, tout cela s’est heurté à l’opposition du Gouvernement aidé par d’autres Confédérations syndicales alliés, a-t-il ajouté dans sa lettre.

Pour ces faits, l’homme dit avoir refusé de signer le relevé des conclusions issues des négociations menées avec le gouvernement. « La Cstb a suggéré que les statuts soient signés en l’état dans l’espoir que les négociations puissent continuer avec le prochain régime mais le gouvernement a refusé. La Cstb n’a pas signé le relevé des conclusions mais les Secrétaires généraux des autres organisations syndicales ont signé. On ne peut pas signer un tel relevé si vraiment on défend les intérêts des enseignants », a poursuivi Paul Essè Iko, joint au téléphone par Afrikipresse.

« Je ne connais même pas le contenu du décret signé par le Chef de l’Etat. J’ai seulement vu sur les réseaux sociaux la signature du Chef de l’Etat et celle du vice-premier ministre. Pour un vrai décret les ministres du travail, des finances et des enseignements primaires et secondaires doivent tout au moins signer !», a ajouté M. Iko dans les échanges avec Afrikipresse. Pour finir le syndicaliste a invitéles enseignants à continuer la grève tout en rivalisant d’ardeur et en étant responsable.

Ariel Gbaguidi

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