La ville d’Abomey-Calavi, surnommée ‘’la cité dortoir’’ devient de plus en plus insalubre à l’image des villes comme Cotonou et Parakou. L’axe Godomey-Missessinto, une route inter-état dont une partie a été construite tout récemment à des milliards de francs CFA, végète dans un état d’insalubrité total, sous les regards coupables des autorités de la ville.
Chaque jour que Dieu fait, des dizaines de cortèges de présidents d’institutions, de députés, de responsables politico-administratives, pour ne citer que celles-là, empruntent cette route pour soi se rendre au service, soi vaquer, chacun, à des préoccupations diverses.
Mais chose inimaginable et incompréhensible, c’est que sur l’axe Godomey-Missessinto, près de 40 kilomètres linéaire, toutes les infrastructures routières : panneaux de signalisations, feux tricolores, etc. ont été détruites. Sur près d’une vingtaine de feux tricolores, aucun ne fonctionne. La plupart ont été détruits par des usagers, en l’occurrence les camions gros porteurs.
Des conducteurs de taxi moto communément appelés ‘’Zémidjan’’ ont confié que certains de ces feux tricolores ont cessé de fonctionner depuis plus d’un an, et n’ont jamais été remplacés, ni dégagés de la voie . L’on continue de voir les restes de ces feux tricolores hors d’usage.
Pareil pour les lampadaires devant éclairer la voie. Certains d’entre eux sont détruits et ne sont jamais remplacés par les services compétant de la mairie de Calavi et les restes de ces poteaux électriques ne sont jamais dégagés de la voie. Conséquences, la voie tombe dans un noir total après 18heures 30 minutes et les poteaux détruits et non dégagés de la voie causent d’autres accidents de la route. Ce qui ternit l’image du Bénin.
Cet axe végète dans une insalubrité totale. Mauvaise herbes par ici, dunes de sables, ordures ménagers et autres déchets par là.
Pourtant, le maire Patrice Houssou-Guêdè dort en plein cœur de Calavi, circule au jour le jour dans la ville. On peut affirmer qu’il voit l’état dans lequel se trouve sa ville depuis plusieurs années.
De sources concordantes, la mairie perçoit des frais de réparations chez certains conducteurs lorsque ces derniers détruisent des infrastructures routières. Alors pourquoi le mairie a du mal à réparer ou à remplacer lesdites infrastructures ?
Pourquoi les routes ne sont jamais balayées ? Pourquoi tant d’incongruités sur cet axe ?
Ariel Gbaguidi