Afrique

Axe Bamako – Zantiébougou -Boundiali -San Pedro : Konaté Siaka dénonce le grand nombre de barrages sur le corridor

Par Beker Yao29 mai 2024

Konaté Siaka, point focal du Projet Programme Routier 8 (PR8) à l’Observatoire de la fluidité des transporteurs (OFT) a révélé que 53 postes sur 10 ont été enregistrés lors d’une mission sur le corridor Bamako – Zantiébougou -Boundiali -San Pedro.  Il a  fait cette révélation le  jeudi 23 mai 2024 à Daloa lors d’une réunion de sensibilisation des usagers de la route et des agents publics sur les mesures de facilitation du transport routier inter-États et de la lutte contre la surcharge à laquelle les acteurs portuaires, les transporteurs et chargeurs ivoiriens et maliens, les forces commises au contrôle et les autorités préfectorales ont pris part. Selon le mandataire du Secrétaire général de l’OFT, le ministère des Transports a reçu plusieurs plaintes concernant le contrôle routier sur ce corridor.

« Dans le cadre du programme régional de facilitation des transports et du transit routier inter-États, un ensemble de corridors économiques prioritaires jugés comme outils de développement économique intégré des pays de ladite communauté ont été définis.  En Côte d’Ivoire, nous avons une circulaire inter-ministérielle qui autorise 33 localités à abriter les barrages routiers. Sur notre corridor qui part de San Pedro au poste-frontière de Nigouni, le corridor est traversé par cinq localités qui sont autorisées. Ce sont San-Pedro, Soubré , Daloa, Séguéla, Boundiali et le poste-frontière qui est à Nigouni. Au total, nous devons avoir 10 postes autorisés sur le corridor. Mais nos dernières missions de collecte nous ont permis de démontrer qu’il existe 53 postes sur ce corridor au lieu de 10 dont 12 postes de contrôle, 33 postes d’observation et de 08 postes de sécurité », a-t-il relevé, ajoutant que cela a pour conséquence la prolifération des barrages anarchiques et ses corollaires de tracasseries.

C’est pourquoi, insistant que le transport routier en Côte d’Ivoire est régie par des textes y compris le contrôle routier, le chef de mission a invité l’ensemble des acteurs aux respects de la circulaire interministérielle qui a été signée en 2011 et validée cette année par les cinq grands commandements en vue d’améliorer la libre circulation des personnes et des biens selon les règles nationales et les normes communautaires. « Ce qui va permettre de contribuer à l’amélioration du temps de parcours du corridor PR8 », a-t-il insisté.  Il s’agira également lors de cette campagne qui s’inscrit dans le cadre du projet d’aménagement routier et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Zantiébougou-Boundiali-San-Pedro, de démanteler les barrages illégaux et de dénoncer des tracasseries routières et du racket qui ont un impact sur les activités du port autonome de San Pedro.

Les recommandations  faites

 Il a été recommandé le  renforcement des capacités des forces de l’ordre en matière de contrôle routier, sur les infractions liées aux transports et aux commerces inter-États.  Aussi, il a été demandé aux transporteurs de se mettre en règle vis-à-vis de la réglementation. Notons que le PR8 est le programme routier 8 de l’UEMOA qui est un corridor économique qui relie la capitale malienne (Bamako) au port autonome de San Pedro (Côte d’Ivoire).

Beker Yao

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