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Athlétisme-Championnats du Monde (Tokyo 2025) : L’Afrique en recul gagne en or

Par Adou Mel23 septembre 2025

Du 13 au 21 septembre 2025, ont eu lieu à Tokyo au Japon les 20es Championnats du Monde d’Athlétisme. Comme lors de l’édition précédente à Budapest en Hongrie, les États-Unis ont, cette fois encore dominé la compétition en glanant 26 médailles dont 12 en or. Le Kenya suit avec 11 médailles dont 7 en or. Le Canada complète le podium avec 5 dont 3 en or. L’Afrique s’en est sortie avec 23 médailles dont 10 en or grâce en grande partie au Kenya. En 2023, le continent africain a remporté 26 médailles dont 9 en or. Soit un recul au nombre des médailles.

L’Afrique toujours égale à elle-même mais…

Il n’y a pas eu véritablement de surprise aux Championnats du Monde d’Athlétisme de Tokyo. Les États-Unis sont restés maîtres sur les différentes pistes en remportant 26 médailles dont 12 en or. Les pays africains se sont accrochés en gagnant un total de 23 médailles dont 11 pour le Kenya et ses 7 médailles d’or. Mais dans l’ensemble, le continent africain n’a pas fait mieux qu’à Budapest où ils ont empoché 26 médailles dont 9 en or. 

Les observateurs s’attendaient à mieux pour l’Afrique à ce rendez-vous de Tokyo mais au finish ils se sont contentés du peu. Dans cette compétition où les États-Unis se distinguent nettement au fil des éditions, les pays africains ont connu du recul en termes de nombre de médailles mais se sont améliorés au niveau de l’or. En 2023, ils ont récolté 9 médailles d’or alors que cette année (2025), ils ont pu collecter 10 de ce précieux métal. Soit une médaille de plus. 

A Budapest, ils ont été cinq nations africaines à avoir brandi l’or. Il s’agit du Kenya (3), de l’Éthiopie (2), de l’Ouganda (2), du Maroc (1) et du Burkina Faso (1). En 2025, seulement trois pays ont pu le faire. Ils ont pour noms : le Kenya (7), le Botswana (2) et la Tanzanie (1). L’Ethiopie, l’Ouganda, le Maroc et le Burkina Faso. Au Japon, seul le Kenya sur les cinq médaillés d’or a bien réagi dans les épreuves en s’offrant 7 médailles de ce type soit quatre de plus que par le passé (2023). Le Botswana est entré avec 2 médailles d’or et la Tanzanie, une seule médaille d’or. 

-Les athlètes et les épreuves ayant fait la différence

Chez les hommes, la palme du 400 m est revenue au Botswanais Collen Kebinatshipi (43′ 55 “). Le Kenyan Emmanuel Wanyonyi lui a dominé le 800 m en 1’41”86. Le Marathon a été dominé par le Tanzanien Alphonse Simbu en 2h 09 mn 48s. Enfin les Botswanais Lee Eppie, Ketsile Tebogo, Bayapo Ndori et Collen Kebinatshipi ont raflé l’or du 4X100 m en 2’57″76.

Les dames ne sont pas en reste des victoires. Et dans cette categorie, ce sont les Kenyanes qui ont fait une véritable razzia. Au 800 m, la Lilian Odira a raflé la mise en 1’54″62. Faith Kipyegon est arrivée en tête du 1.500 m en 3′ 52″ 15. Beatrice Chebet a dominé les 5.000 m en 14′ 54″36. Tout comme la course de 10.000 m en 30′ 37″ 61. Peres Jepchirchir elle, sest imposée au marathon en 2′ 24″ 43. Quant à Faith Cherotich, elle a gagné le 3.000 m steeple en 8′ 51″ 59s.

Si les États-Unis et d’autres pays américains dominent de manière générale les courses de vitesse, les Africains de l’Est et principalement les Kenyans, les Éthiopiens…eux, par contre, dominent les courses de fond, faisant de ces epreuves, leur propriété. Les hommes des Hauts Plateaux sont intraitables à ce niveau. Et cette annnée encore, ils l’ont prouvé à Tokyo au marathon, aux 1.500 m, 5.000 m, 10.000, 3.000 m steeple…Les Botswanais de l’Afrique Australe titillent les Américains sur certaines épreuves de vitesse.

Adou Mel

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