Un sommet régional sur le gaz a été organisé à Abidjan, au terme duquel la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Togo ont convenu d’un cadre de coopération. Sous l’égide de la Banque mondiale, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo ont adopté, le dimanche 7 décembre 2025 à Abidjan, une stratégie commune en matière d’approvisionnement en gaz naturel, au bénéfice de leurs populations respectives.
Les gouvernements du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Togo, engagés, selon Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, dans la Mission 300 avec la Banque mondiale et la BAD, visent d’importants progrès d’accès à l’électricité d’ici 2030. Pour la Côte d’Ivoire, il s’agit de l’accès universel à l’électricité.
Pour la Côte d’Ivoire, il s’agit de l’accès universel à l’électricité.
« Notre concordance de vue est le fondement de ce sommet qui réunit nos trois pays, avec le soutien de la Banque mondiale, pour échanger sur les perspectives de coopération pour un approvisionnement stable en gaz naturel. Nous savons tous combien l’insuffisance de gaz naturel est coûteuse pour nos pays sur les plans financier et environnemental. Grâce aux découvertes majeures récentes des gisements Baleine et surtout Calao, nous avons pu améliorer de manière substantielle nos réserves en gaz naturel », a expliqué Mamadou Sangafowa Coulibaly.
Il a aussi ajouté: « À court terme, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo ont identifié l’importation de gaz naturel liquéfié comme la solution de recours pour combler les déficits. Nous avons convenu de mutualiser nos efforts et de coopérer, dans le cadre de l’importation de gaz naturel pour produire de l’électricité. À cette fin, nous avons mis en place un groupe de travail, à l’effet d’approfondir cette solution mutualisée dans un délai d’un mois maximum. »
Nous avons pu améliorer de manière substantielle nos réserves en gaz naturel
Robert Koffi Messan Eklo, ministre des Mines et des Ressources énergétiques du Togo, a relevé la nécessité d’une union sous-régionale dans le secteur du gaz naturel : « Nous avons le devoir de collaborer. Pour aller vite, il faut être seul, mais pour aller loin, il faut être accompagné. La coopération est la base de toutes nos institutions sous-régionales. Pour développer et industrialiser nos pays, il ne faut pas seulement avoir de l’énergie moins chère, il faut vouloir être moins cher. Nous sommes heureux que nos frères de la Côte d’Ivoire aient du gaz naturel et nous sommes prêts à discuter pour le bénéfice mutuel de nos pays. »
Le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines du Bénin, José Tonato, était représenté par Édouard Dahomey.
Au nom du Groupe de la Banque mondiale, Ousmane Diagana, vice-président chargé de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a réitéré son engagement à accompagner ces trois pays pour la fourniture d’électricité à partir du gaz naturel.
Olivier DION