Après des mois de silence et de supplications populaires, le président ivoirien Alassane Ouattara a mis fin au suspense. Ce mardi 29 juillet 2025, dans une déclaration solennelle, il a annoncé sa candidature à la présidentielle d’octobre prochain. Un choix qu’il justifie par le devoir, les circonstances et l’amour profond qu’il porte à son pays.
C’était une attente lourde de sens, presque pesante. Depuis le congrès du RHDP en juin, tout un peuple retenait son souffle, accroché à un espoir : que le Président Ouattara accepte une fois encore de se tenir à la barre du navire ivoire. Ce mardi 29 juillet 2025, devant la Nation, la réponse est tombée : oui, Alassane Ouattara sera candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre.
“Je suis candidat parce que notre pays fait face à des défis sans précédent”, a-t-il déclaré, le regard ferme et la voix posée. Sécurité, économie, stabilité : le chef de l’État a fait le choix de l’expérience et de la continuité, dans une période où la région ouest-africaine est secouée par les incertitudes et les menaces.
Ce retour dans l’arène, il ne l’a pas décidé à la légère. L’homme, qui avait annoncé en 2020 vouloir passer la main à une nouvelle génération, rappelle qu’il croit profondément à la parole donnée. Mais parfois, dit-il, “le devoir transcende la promesse”. Et le sien, selon lui, est de préserver la paix, d’achever la transmission dans les règles, et de consolider les acquis du développement.
Plus qu’une candidature, c’est donc un acte de fidélité qu’Alassane Ouattara pose. Fidélité à ses engagements vis-à-vis de la Côte d’Ivoire. Loyauté envers un peuple qui, dans les villages, les quartiers, les rues, lui a demandé de rester. Et confiance en l’avenir, car “ce mandat sera celui de la transmission générationnelle”, assure-t-il.
Il veut préparer la relève, mais sur des fondations solides. Il veut sécuriser les avancées, continuer à porter les plus vulnérables, et garantir à la Côte d’Ivoire un avenir serein, stable et prospère.
Dans un pays encore marqué par des souvenirs de crises, ce choix résonne comme une promesse. Celle de ne pas abandonner en chemin. Celle de tenir bon, une fois encore. Pour les Ivoiriens, c’est bien plus qu’une candidature : c’est la poursuite d’un pacte de confiance entre un homme et son peuple.
Philippe Kouhon