Afrique

Afrique Subsaharienne : « la moitié des jeunes sont hors du système scolaire » (Banque mondiale)

Par Charles Kouassi17 juillet 2015

Selon un rapport de la Banque mondiale (BM) publié en ce mois de juillet 2015, près de la moitié des jeunes d’Afrique subsaharienne sont déscolarisés ou n’ont jamais été à l’école. Une situation sans précédent, qui pourrait s’empirer d’ici 2025.

Il s’agit de 89 millions de jeunes en Afrique subsaharienne dont la tranche d’âge varie entre 12 et 24 ans,quiont été privés d’école, selon ce rapport rendu public par la Banque mondiale.C’est un chiffre qui équivaut à près de la moitié de la totalité des jeunes que compte le continent Africain, a fait remarquer l’institution financière. 

Dans ses projections, elle estime que l’avenir n’est guère radieux pour ces 89 millions de jeunes. De plus, ce sont 40 millions de jeunes supplémentaires qui devront abandonner leurs études au cours de la prochaine décennie et qui, du fait de leur manque de qualifications, auront devant eux un futur incertain. Alors que les pays d’Asie de l’Est sont parvenus à exploiter leur boom démographique et à faire de leur forte population de jeunes, un moteur de la croissance.

Ce même phénomène est explosif en Afrique subsaharienne où il pourrait mener à une catastrophe économique et sociale, fait savoir la BM dans son rapport.

‘‘Les six facteurs qui conduisent les jeunes âgés de 12 à 24 ans à abandonner leurs études’’

La Banque mondiale à travers ce rapport, met évidence six aspects caractéristiques et dont l’importance varie d’un pays à l’autre et à l’intérieur d’un même pays. En premier point , elle stipule que la plupart des jeunes hors du système scolaire ont abandonné leurs études avant le cycle secondaire et nombreux d’entre eux n’ont jamais mis un pied à l’école.

Pour le deuxième facteur, la perspective d’un mariage précoce constitue pour les jeunes filles un obstacle majeur à la poursuite des études et cela nuit à leur scolarité avant même qu’elles ne se marient effectivement. 

La BM constate en troisième loge que les jeunes qui vivent en milieu rural risquent davantage d’être exclus du système scolaire que les jeunes urbains, et la plupart d’entre eux travaillent.

Le quatrième facteur reste le niveau d’éducation des parents qui constitue le facteur le plus déterminant de la scolarité des enfants. À cela s’ajoute le nombre d’adultes qui travaillent au sein d’un ménage et qui influence considérablement les choix de scolarité et les décisions relatives aux études et à la vie professionnelle des jeunes.

Le dernier facteur selon ce rapport de la banque mondiale, est le manque d’établissements scolaires dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienneet la médiocrité des cours qui y sont dispensés.

Ariel Gbaguidi

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