Réunies en assemblée générale, dans l’après-midi de ce lundi 06 juillet 2015, à l’amphi 1000 Faseg , les trois organisations estudiantines à caractère syndicale à savoir La Fneb, l’Uneb et l’Unseb, appuyées par leurs camarades étudiants, ont décidé de reconduire les mouvements de grèves entamés depuis plusieurs mois , malgré le plan de sortie de crise proposé par les enseignants de la Flash.
«Si vous nous demandez d’accepter les propositions des professeurs et de laisser tomber la grève, nous allons le faire. Mais si vous nous demandez de continuer le mouvement, nous allons également le faire » a dit Bill Souleymane Kinhinouho, président de la Fneb et porte-parole du regroupement des trois organisations estudiantines.
En retour, les étudiants ont décidé, à l’unanimité, de reconduire le mouvement de grève, jusqu’à satisfaction totale de leur revendication.
« Nous ne luttons pas uniquement pour les sessions de cette année. Nous luttons pour sauver les sessions des années à venir. Et pour cela, nous sommes prêts à mener la lutte jusqu’au bout » a précisé le porte-parole des responsables étudiants.
À en croire ceux-ci, la proposition faite vendredi dernier en présence du Vice- premier ministre, François Abiola, par les enseignants de la Flash, appuyée par le recteur Brice Sinsin, ne les arrange guère.
« Ils sont toujours dans la logique de la suppression des sessions de rattrapage. Chaque fois quand le ministre nous demande de faire des propositions, ils reviennent toujours avec les mêmes contenus et avec des jeux de mots. Nous n’allons pas nous laisser avoir » a dit le président Fneb, hors caméras et micros.
‘’La proposition des enseignants de la Flash’’
Le point de discorde entre étudiants et enseignants de l’Uac est né, après une décision des enseignants de supprimer les examens de rattrapage, qui selon les étudiants est une coutume à l’Uac. Avec les multiples médiations du vice-premier ministre chargé de l’enseignement supérieur, les deux parties ont abouti à plusieurs propositions de plans de sortie de crise, qui n’ont jamais reçu l’assentiment des étudiants. La derrière en date est celle du vendredi 03 juin dernier.
Cette proposition, venant des enseignements indique que les sessions de rattrapage seront organisés à deux niveaux. La première sera de racheter les étudiants au niveau de la délibération. La seconde, concerne ceux qui ont été absents lors des examens de semestres impairs.
Selon les enseignants, à la fin des évaluations des semestres pairs (2, 4 et 6), il sera organisé à ces absents, de façon exceptionnelle et pour la dernière fois un rattrapage des semestres impairs (1, 3 et 5) dont les modalités seront définies au niveau de chaque département.
« Pas question ! Nous ne voulons pas de points gratuits » ont dit les manifestants. Pour eux, les autorités estiment que la suppression de ces examens reste et demeure une exigence du système LMD. « Nous disons non ! Le LMD n’a jamais dit qu’il ne doit pas y avoir de sessions de rattrapage, mais le LMD a dit que l’enseignant doit évaluer l’apprenant de façon continue. Ce qui se fait très rarement ici à l’Uac. » a expliqué le président de la Fneb.
« Nous ne sommes pas contre le LMD. C’est juste son application qui pose problème. Nous voulons qu’il soit appliqué selon les réalités de l’Uac. Le LMD peut être appliqué sans qu’on ne supprime les examens de rattrapage » a-t-il poursuivi.
Ariel Gbaguidi