Société

5000 élèves dehors après des écoles détruites à Korhogo : Zié Bethleem interpelle le Premier ministre-Côte d’Ivoire

Par Hilaire Gueby22 octobre 2017

Soro Zié Samuel, fondateur des établissements Bethléem par ailleurs président de la coordination des établissements privés du Nord était face à la presse, dimanche 22 octobre 2017 à Cocody-Riviera, pour expliquer comment et pourquoi ses biens et écoles ont été saccagés à Korhogo

« Les collèges Bethléem sont quatre collèges et une école primaire à Korhogo.  Depuis le 19 octobre dernier, mes écoles, mon domicile, mes animaux, l’infirmerie des  établissements ainsi que mes deux véhicules ont été saccagés. Cela, sous les ordres du Chef Canton, Issa Coulibaly qui était au-devant des actions. Il ne s’est pas voilé, selon ce que les gens m’ont rapporté. J’avais déjà été exfiltré par l’aide de Dieu et les dozos de chez nous. Selon lui, j’ai brûlé un bois sacré du village », a expliqué celui qu’on appelle communément Zié Bethleem.

Soro Zié Samuel dit avoir demandé au chef de canton, de lui prouver ses allégations qui ont conduit à la destruction de ses biens, en vain. Il lui a exigé des images du bois sacré brûlé. Car  selon lui, dire qu’un senoufo a brûlé un bois sacré, c’est le mettre sur pieds de guerre. « Tuer quelqu’un ce n’est pas forcement lui ôter son âme. Quand on prive quelqu’un de l’éducation, de sa liberté, on le tue ainsi ».

Le fondateur des établissements Bethléem a demandé au Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly , auquel « nous appartenons tous, de prendre des mesures fermes contre les personnes qui salissent son nom. (…) Il faut trouver une solution pour tous, afin que d’autres choses ne se déclenchent pas. Mais, aussi  pour que tous ceux qui sont victimes comme nous, qui ne s’expriment pas. Nous demandons également au gouvernement de trouver une formule pour sauver l’année, car depuis le 19 octobre 2017, les enfants ne vont plus à l’école ».

Zié Samuel réclame justice et réparation dans de meilleurs délais. « Il faut penser aux 5000 élèves. Les enquêtes continuent. Et un huissier a été saisi pour faire l’État des lieux. Après quoi, nous porterons plainte contre le chef canton intérimaire, Issa Coulibaly », a dit le fondateur.

Il a remercié la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (Cndhci) ainsi que toutes les organisations des droits de l’homme qui se mobilisent contre cette « injustice ».

Joint, le mis en cause, Issa Coulibaly a lancé : «Vous êtes où ? Lui-même sait ce qu’il a fait». Puis il a interrompu la communication.

Hilaire Gueby

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