Économie

3ème sommet du G25 sur le Café Africain : Libérer de l’emploi par le renouveau du café

Par Jean-Paul Oro23 février 2025

Les 25 pays-membres de l’Organisation Interafricaine de Café (OIAC) se sont réunis à Dar Es Salam, en Tanzanie, du 21 au 22 février 2025. Sous la présidence de S.E.M. Samia Suluhu Hassan, Présidente de la République Unie de Tanzanie, les participants ont discuté du thème « Libérer les Opportunités d’emploi pour la jeunesse par la régénération de l’industrie africaine du Café ».

Depuis sa création en 1960, l’OIAC a pour mission de mettre en lumière le rôle crucial du café dans le développement socio-économique de l’Afrique. La Côte d’Ivoire, troisième producteur africain de café et membre fondateur de l’OIAC, était représentée par S.E.M. Aly TOURE, représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales pour les produits de base.

La délégation ivoirienne comprenait des fonctionnaires du ministère du commerce et de l’industrie, ainsi que du Conseil du Café-Cacao. Le continent africain étant le berceau du café arabica et robusta, dispose de vastes terres arables, de ressources en eau abondantes et d’une main-d’œuvre importante. Cependant, malgré ces atouts, le secteur africain du café reste sous-performant. Ce sommet s’est inscrit dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, qui vise à déterminer le café comme un produit stratégique.

L’objectif du sommet était donc d’encourager les gouvernements africains à soutenir diverses initiatives dont la libéralisation des opportunités d’emploi pour les jeunes grâce à la régénération de l’industrie du café, le financement public-privé pour l’entrepreneuriat des jeunes, la création de centres d’excellence régionaux pour la formation dans la chaîne de valeur du café, et des programmes de recherche sur les effets du changement climatique sur le café.

Ce 3ème sommet du G25 du café africain s’est conclu par la signature d’une déclaration adressée aux chefs d’État des pays producteurs de café. Les signataires s’engagent à faire du lobbying auprès de l’Union Africaine aux fins de financer des projets visant à stimuler la production et la consommation intérieure de café. Ils encouragent également les pays africains consommateurs de café à privilégier l’approvisionnement auprès de producteurs africains, favorisant ainsi le commerce continental.

Il faut noter que ce sommet du G25 sur le café africain marque une étape importante dans la revitalisation de l’industrie africaine du café, ouvrant la voie à des opportunités d’emploi et de développement économique pour le continent.

Jean-Paul Oro info : SerCom A.T.

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