Société

3 Mai : la liberté de la presse selon des journalistes ivoiriens

Par Charles Kouassi30 avril 2015

AFRIKIPRESSE-Abidjan. À quelques jours de la célébration de la 22ème édition de la journée internationale de la presse, nous avons interrogé à Abidjan des journalistes ivoiriens.

Yacouba Sangaré (Rédacteur en chef adjoint de Le Patriote) : «La situation a considérablement évolué »

«Mon constant c’est que la situation a considérablement évolué ici. La preuve, c’est que la Côte d’Ivoire a fait un bond, je crois que de la 111ème, on est passé à la 99ème place du déclassement de Reporters Sans Frontières (RSF) de février dernier. Il n’y a plus de journaliste en prison, il y a moins de suspension. Et puis, dans l’ensemble, les journalistes ont une certaine liberté de travailler sans être inquiétés. Néanmoins, je pense qu’il faut continuer, on ne doit pas s’arrêter-là. Les autorités doivent faire des efforts encore pour garantir plus de liberté en Côte d’Ivoire ».

Marcellin Bogui (Notre Voie) : «Je pense que la liberté de la presse est à revoir »

«En Côte d’Ivoire, nous vivons sous un régime dictatorial. À preuve, même la semaine dernière, le journal satirique Bol koch a été frappé par une sanction injustifiée à cause d’un article où on parlait d’Alassane Dramane Ouattara. Et très souvent, nos journaux sont fermés. Je pense que la liberté de la presse est à revoir, même si selon le dernier classement de Reporters Sans Frontières, la Côte d’Ivoire a gagné des points».

Kikié Ahou Nazaire (Rédacteur en chef de Soir Info) : «L’État gagnerait à en faire davantage »

«On ne pourrait pas répondre négativement pour dire qu’il n’existe pas de liberté de la presse en Côte d’Ivoire. Ça existe mais, l’État gagnerait à en faire davantage, tout de même. Il y a mieux à faire que ce que nous voyons, ce qui permettrait aux uns et aux autres de s’exprimer totalement. Mais en même temps, il va falloir que nous aussi journalistes, respections l’éthique et la déontologie , ce qui permettrait aux autorités de faire convenablement leur travail. Pour donc me résumer, je pense qu’il faut que les autorités en fassent davantage, même si par rapport à ce qu’on voit dans certains pays, la liberté de la presse en Côte d’Ivoire est une réalité ».

Claude Dassé

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