Madagascar, Kenya et Cameroun, la liste de retrait des organisateurs des compétitions s'allonge (CAF)

Ce vendredi 30 novembre 2018 à Accra au Ghana, la Confédération Africaine de Football (CAF) a retiré l'organisation de la CAN 2019 au Cameroun pour retard observé dans les travaux et des problèmes de sécurité. Ce n'est pas la première fois que la CAF prend une telle décision sous l'ère Ahmad.

La nouvelle du retrait de l'organisation de la compétition n'a pas trop surpris les observateurs sportifs. Sauf à quelques optimistes camerounais qui y ont cru jusqu'au bout. À la vérité, le Cameroun ne pouvait faire mieux tant le retard accusé dans la finition des travaux est énorme et l'insécurité grandissante.

 

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Mais ce n'est pas la première fois que l'organisation d'une compétition africaine est retirée à un pays par la CAF. Déjà en 1984 pour les mêmes raisons, la CAN qui devait se jouer au Zimbabwe a été finalement confiée à la Côte d'Ivoire.

En 2017 sous l'ère du Malgache Ahmad, le Kenya avait pourtant donné des gages nécessaires mais s'était vu retirer l'organisation du 5ème Championnat d'Afrique des Nations (CHAN) de football au profit du Maroc qui l'a accueilli en 2018.

 

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Un an auparavant soit en 2016, l'organisation de la CAN des cadets 2017 octroyée au Madagascar, lui avait été retirée au profit du Gabon jugé proche d'Issa Hayatou, alors tout puissant président de la CAF. Ce retrait avait été très mal vu par les Malgaches qui ne l'ont jamais pardonné au Camerounais.

-La guéguerre Hayatou-Ahmad

La décision de la CAF au sujet du dégommage du Cameroun remet au goût du jour le problème d'infrastructures (sportives, hôtelières, sanitaires, sécuritaires....) d'un très grand nombre de pays du continent.

En dehors des pays du Nord que sont le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et l'Egypte (la Libye vit une crise politico sociale qui l'oblige à disputer ses matches en Tunisie), de l'Afrique du Sud et du Nigeria les autres pays sont loin d'accueillir en l'état actuel une CAN à 24 pays.

 

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Mais au delà de cet aspect, il y a une sorte de guerre larvée entre le Camerounais Issa Hayatou et le Malgache Ahmad Ahmad qui se vouent une inimitié terrible. À en juger par la dernière sortie du premier cité à la suite de sa condamnation par un tribunal égyptien sur la vente des droits commerciaux de la CAF.

La réponse de l'ancien président de CAF en dit long sur la nature des relations entre les deux hommes. Une sorte de réplique à son successeur qui avait dans les premiers moment de l'attribution de la CAN au Cameroun déclaré : '' Même avec 4 pays le Cameroun ne peut pas organiser la CAN ''.

 

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Cette guéguerre se livre et se vit par partisans interposés également. Le dernier mouvement d'humeur en date est relatif à l'ambiance exécrable qui a régné lors de l'élection à l'entrée au Comité Exécutif de la CAF du représentant de la Zone Centrale (UNIFFAC) en février 2018 au Maroc. Le Centrafricain N'Gaissona Patrice Édouard bien connu pour son soutien à Ahmad et le Gabonais Pierre Alain Mounguengui, très proche de Issa Hayatou ont laissé une mauvaise image aux autres délégués africains de leur zone.

-Avertissement à la Côte d'Ivoire et à la Guinée ?

Après le Cameroun, la Côte d'Ivoire et la Guinée organisatrices des CAN 2021 et 2023 sont-elles menacées ? Pour le moment la question n'est pas à l'ordre du jour puisque ce dossier n'a pas été traité à la réunion d'Accra. Mais toujours est-il que les travaux dans ces deux pays peinent à voir le jour.

 

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En Côte d'Ivoire outre le nouveau stade d'Ebimpé en phase d'achèvement, les trois autres n'ont pas encore débuté. Tout comme les deux stades déjà existants à Abidjan et à Bouaké n'ont pas encore connu un début de rénovation.

En Guinée c'est le silence total sur ce dossier même si les autorités fédérales et étatiques sont confiantes et rassurantes. Une chose est certaine, la CAF a décidé de frapper fort ses mauvais élèves et le Cameroun sous l'ère Ahmad en est la première grosse victime. L'épée de Damoclès pèse sur les deux autres.

Adou Mel

 

Dernière modification le 01/12/2018

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