fbpx

Football féminin : le sélectionneur du Niger plaide pour la tenue de compétitions régulières

Le bilan de la sélection nationale féminine du Niger à la 1ère édition du Tournoi de l’Union des Fédérations Ouest Africaines (UFOA) de football de la Zone B, à Abidjan n’est pas reluisant.

En trois matches, l’équipe a concédé trois défaites fort retentissantes. Les joueuses du sélectionneur Mamdou Ali Badjé ont été respectivement étrillées par les Burkinabès (1-5), les Ghanéennes (0-9) et les Ivoiriennes (7-0). Soit un total de 21 buts encaissés et un seul encaissé en trois sorties.

Une situation certes inquiétante pour les Sahéliennes, mais aussi, aux yeux de Mamdou Ali Badjé, une occasion d’apprentissage.

« Techniquement, nous avons beaucoup à faire. Les équipes en présence ont une longueur d’avance sur nous. Nous sommes venus pour apprendre et faire connaître le haut niveau à nos joueuses. Aujourd’hui, elles ont appris que le haut niveau demande beaucoup de détermination, beaucoup d’entraînement et beaucoup de concentration, tout ce qui concourt à une bonne participation au football. Cela nous manque et à l’issue de ce tournoi, elles ont su qu’il faut beaucoup jouer pour évoluer », note-t-il.

En réalité au Niger, l’essentiel manque au football féminin à savoir un championnat national régulier : « Nous sommes à nos débuts, disons à un stade embryonnaire. Nous n’avons pas un championnat national régulier chez nous. Les équipes ne font que s’entraîner. Il est vrai que pendant les vacances, des clubs vont participer à un tournoi au Burkina Faso mais cette fois, c’est le haut niveau. Cette compétition va permettre la relance du football féminin dans notre pays ».

À ce tournoi d’Abidjan, le Niger s’est déplacé sans certaines de ses meilleures joueuses, note le patron de l’encadrement technique de l’équipe : «  Mon regret à cette compétition, c’est que mon équipe est privée de trois de ses meilleures joueuses. Elles n’ont pu effectuer le déplacement pour manque de pièces administratives. Cela nous a beaucoup handicapés pendant la compétition. Je trouve cela inadmissible pour la sélection nationale d’un pays ».

Son regard est très net sur les deux groupes de la compétition :  « Dans le groupe A où nous sommes logés, trois autres équipes que sont la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Burkina Faso se valent à une différence près. Il en est de même du groupe B où on retrouve le Nigeria, le Mali et le Sénégal. Sur les huit équipes donc six ont pratiquement le même niveau. Les fausses notes sont le Niger et le Togo qui sont obligés de travailler. Le niveau du football féminin en Afrique est bon. Ce genre d’épreuves permettra d’avoir des compétitions officielles de niveau beaucoup plus élevé. Il appartient à nos joueuses d’aller monnayer leurs talents en Europe, en Amérique… ».


Il profite de cette campagne pour plaider pour la relance du football féminin de son pays : «  Nous espérons que nos autorités vont se mettre au travail pour que nous ayons des compétitions régulières chez ,nous et qu’elles vont multiplier ce genres de voyages car c’est la seule façon pour nous de coller au peloton de tête ».

Adou Mel

Dernière modification le 20/02/2018

A propos de l'auteur

Adou Mel

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Site d'actualité et d'informations en continu sur l'Afrique francophone‎ et le monde.

 

Vos informations également disponibles dans votre magazine en version Pdf sur le site, et en kiosque en France, Belgique et plusieurs pays d'Afrique francophone.

Derniers articles

Les plus populaires

Newsletter

Soyez au courant de toutes les news, inscrivez-vous à notre Newsletter!