De grandes nations de handball en fin de cycle - Charles Omboumahou (CAHB)

Les 24ème et 13ème Championnats d’Afrique des juniors dames et des cadettes de handball ont eu lieu respectivement du 4 au 10 septembre 2017 et du 11 au 17 septembre 2017 à Abidjan. Deux semaines de compétition qui ont permis aux observateurs africains de la petite balle de se faire une idée du niveau de ces deux épreuves. Le Secrétaire Général de la Confédération Africaine de Handball (CAHB), le Congolais Charles Omboumahou dresse le bilan des compétitions avec Afrikipresse.

Quel bilan dressez-vous des championnats d’Afrique des Nations des juniors et des cadettes de handball qui ont lieu récemment à Abidjan ?

Le bilan est positif en ce sens que nous avons réussi à réunir sept formations dans chaque catégorie, ce qui est une gageure. Nous avons eu des appréhensions lorsque nous lancions les compétitions parce que de nombreux pays ne s’intéressent pas à la formation. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de championnats des cadets dans ces pays. Donc le fait de réunir sept nations est pour nous une bonne chose. De plus, il y'a la qualité du jeu, et vous avez aussi noté la nette progression de chaque équipe. Evidemment, chez les cadettes nous ne sommes qu’à la 13ème édition et il y'a beaucoup aussi à faire.

L’Angola chez les juniors et l’Egypte chez les cadettes ont réédité leur exploit d’il y'a deux ans. Nous avons le sentiment que ces deux pays ont la main mise sur ces deux compétitions ?

Vous savez que les résultats tenaient à très peu de choses. Mais ces pays sont de grandes nations de handball aussi bien chez les hommes que chez les dames,  donc nous ne sommes nullement surpris de ce classement. Parc contre si vous regardez le bas de l’échelle, il y'a le Sénégal, la Côte d’Ivoire… qui arrivent. Quand vous voyez la constitution des équipes participantes, vous remarquez bien que ce sont de vraies équipes de jeunes qui ont une grande marge de progression. Ce qui revient à dire qu’elles seront l’élite de demain. L’objectif de cette compétition est de donner la chance aux jeunes qui vont remplacer les aînées de se produire, et de dégager déjà les noyaux qui vont assurer la relève.

Quels sont les points de satisfaction et les points de regrets ?

Nous n’avons pas eu de problèmes au niveau de la restauration, de l’hébergement, de la sécurité et du transport. A ce niveau, nous avons obtenu un satisfecit. Maintenant nul n’est parfait, parce que la perfection n’est pas de ce monde. Il y'a eu peut être un couac quelque, part mais franchement et c’est de l’avis de tous, tout s’est bien passé. Très peu de points sombres sont venus noircir l’organisation. J’avoue que nous ne regrettons pas d’avoir organisé ces deux compétitions à Abidjan.

Quelles explications pouvez-vous donner de l’absence de grandes nations du handball tels que le Nigeria, le Congo-Brazzaville, le Cameroun à ces deux compétitions ?

Il n’y a qu’une seule explication. C’est que ces pays n’ont pas d’équipes au niveau de ces catégories. Nous, nous ne voyons que les équipes en présence. Les autres aspects ne nous intéressent pas. Nous ne voulons pas supputer sur la situation financière d’un pays.

 Mais n’éprouvez-vous pas de regrets particuliers quand on sait que ces nations donnent un cachet spécial à une compétition, et ont par le passé été des locomotives du handball africain ?

Justement vous parlez du passé alors que nous sommes au présent. Il faut aussi voir l’avenir. Vous savez que tout est cyclique dans la vie et cela sur tous les plans, économique, politique, sociale…Les grandes civilisations ont connu des difficultés. Un pays comme l’Egypte par exemple a décliné, et aujourd’hui on parle de l’Europe. Pourtant on a vanté les pharaons, les pyramides;  elles sont là, mais ne sont plus d’actualité.

Qu’attendez-vous de la participation des représentantes africaines aux prochaines éditions du mondial de leurs catégories ?

Qu’elles nous représentent dignement à ces tournois. Elles ne seront pas les dernières, encore moins la honte. Nous irons avec nos armes. Je pense que les nations qualifiées ont suffisamment le temps pour préparer leurs équipes à aller affronter les autres. Nous restons optimistes parce que nous avons un vivier qui ne demande qu’à être préparé et amélioré. Et nous verrons qui va gagner. Si c’est nous, c’est tant mieux mais si ce n’est pas nous, alors nous ferons mieux les prochaines fois.

Entretien réalisé par Adou Mel

Dernière modification le 22/09/2017

A propos de l'auteur

Adou Mel

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Site d'actualité et d'informations en continu sur l'Afrique francophone‎ et le monde.

 

Vos informations également disponibles dans votre magazine en version Pdf sur le site, et en kiosque en France, Belgique et plusieurs pays d'Afrique francophone.

Derniers articles

Les plus populaires

Newsletter

Soyez au courant de toutes les news, inscrivez-vous à notre Newsletter!