La tombe de Rubino ouverte au public à Agboville : les Abbey refusent les allégations de cannibalisme

La 2ème édition de la valorisation du patrimoine culturel, touristique et gastronomique de la région de l’Agnéby-Tiassa s’est ouverte, le samedi 7 janvier dernier, à Dey Obodjé, village situé à une dizaine de km d’Agboville, où la tombe de Rubino a été présentée au public.

Cette deuxième journée du tourisme co-organisée par le commissariat général du Festival Etigbanon d’Agboville, Fiva voyage et la chefferie traditionnelle locale avait, selon Kouassi Marie Virginie, nouveau député de Rubino-commune et marraine de ladite cérémonie, pour objectif de commémorer les vaillants ancêtres Abbey qui ont fait l’histoire des Abbey. Pour elle , il est temps de présenter les Abbey non pas comme un peuple belliqueux et cannibale mais comme un peuple pacifique qui n’a jamais mangé le colon français Rubino. « Les Abbey n’ont jamais mangé Rubino. Il n’en est rien », a-t-elle tranché.

L’histoire de la révolte des Abbey de 1910 et de Rubino a été brièvement contée à la population et aux invités lors d’une randonnée dans la forêt sacrée où se trouve sa tombe. Selon la vice-présidente du comité d’organisation de cette 2ème édition, Rosalie Kobenan Kouadio, la région regorge d’énormes potentialités à la fois culturelles, touristiques et gastronomiques méconnues par l’ensemble de la population et la jeune génération. « C’est pourquoi, explique-t-elle, nous avons décidé depuis le mois de septembre dernier de faire connaître ce riche patrimoine non seulement aux populations de la région mais aussi à tout le monde entier pour en faire une région touristique attractive ».

Selon Edi Gnamien Jonas, chef du village de Dey Obodjé, ce site de son village qui regorge des pièces de valeurs inestimables, s’il est bien entretenu pourrait bien rivaliser avec les grandes régions touristiques du pays. Il a appelé au désenclavement de ce site dont la voie d’accès n’est pas du tout facile. « Hélas ! Situé à seulement à 10 km de la capitale de l’Agnéby-Tiassa, ce trésor n’est pas accessible (…) Il est temps de songer à son désenclavement et à exhorter les populations à le découvrir », a souhaité l’autorité coutumière.

Ahou Moayé , à Agboville

Dernière modification le 09/01/2017

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