Il n’y avait jamais eu en Côte d’Ivoire de véritable enquête sur la situation de l’emploi (Mamadou Touré)

Invité du Press-Club de  l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), le jeudi 25 octobre 2018, le Ministre Mamadou Touré chargé de la Promotion de la Jeunesse et de l’emploi jeunes, a présenté aux médias, la santé de la politique d’insertion des jeunes dans le monde du travail, en Côte d’Ivoire.

« Sur le taux de chômage, historiquement, vous devez savoir qu’avant l’arrivée du chef de l’État ,  Son Excellence Alassane Ouattara, il n’y avait jamais eu en Côte d’Ivoire de véritable enquête sur la situation de l’emploi . La dernière enquête qui avait été faite, mais qui n’était pas une réelle enquête sur la situation de l’emploi dans notre pays, était une enquête qui avait été pilotée par le Ministère du Plan à l’époque, en 2002, (…) Elle disait que nous avions 980 mille chômeurs en Côte d’Ivoire. Et que nous avions 3 millions de personnes dont le statut était confus, de telle sorte que par la définition du chômage, ces personnes ne pouvaient pas être considérées comme des chômeurs. Mais lorsque nous prenons la définition du travail, ces personnes ne pouvaient pas être aussi considérées comme des travailleurs (…) On a donc parlé de 4 millions de chômeurs et assimilés. (…) La seule vraie enquête qui a été faite a été menée en 2012, et pilotée par le ministère de l’Emploi, avec l’appui du BIT (Bureau international du Travail) et d’Africa state qui est l’une des plus grosses structures de statistiques en Afrique; elle a permis de sortir les premiers vrais chiffres. Maintenant ces chiffres en 2012, disaient à l’époque que nous avions 9% de chômeurs en Côte d’Ivoire. Et nous sommes passés, avec la dynamique économique de 9% de chômeurs en Côte d’Ivoire à l’année qui suit à 5% de chômeurs. Et aujourd’hui nous sommes descendus à environ 2% de chômeurs en Côte d’Ivoire. C’est le BIT qui donne la définition du chômage. (…) Ce qui cause problème dans le débat, c’est que ceux qui contestent la véracité de nos chiffres sont incapables de nous donner d’autres chiffres et d’autres sources ailleurs », a expliqué le ministre.

Lors des échanges, il a, entre autres, été question de certaines filière dont celle de la ‘’Criminalité’’ dans les Universités qui n’aurait pas de débouché, selon un intervenant. À cette préoccupation, le ministre a appelé à un changement de mentalité : « Nous avons nécessairement un besoin de changement de mentalité dans notre pays. Ce que nous voyons ailleurs et qui est fait par nous même ailleurs, nous refusons de le faire dans notre propre pays. Vous savez, aux États-Unis ou en France, la reconversion est une réalité. Vous avez fait des formations initiales dans une filière donnée, parce que les emplois évoluent mais vous continuez donc à vous former et à vous adapter à des emplois nouveaux. Vous pouvez avoir fait la criminologie et puis dans quelques années, découvrir que ce secteur n’est pas porteur, et vous lancer dans des programmes de reconversion  pour apprendre d’autres métiers ou aller dans d’autres filières, améliorer votre capacité votre employabilité et continuer à travailler. (…) ».

Claude Dassé

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Dasse Claude

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