Fratmat : les syndicats dénoncent un règlement de compte et demandent le départ du DG

Au cours d'une assemblée générale dans les locaux de l'entreprise le lundi 26 novembre 2018, les responsables syndicaux et les délégués du personnel de Fratmat, le quotidien pro-gouvernemental, ont dénoncé la mise en oeuvre d'un plan social entrepris, depuis quelques jours par la direction.

 "Nous n'egocions pour que nos camarades partent heureux. D'accord pour l'exécution du plan social, mais pas dans ce sens", a dit le porte-parole des délégués du personnel, Soh Aka. En effet, selon le plan social qui est sur le point d'être exécuté, 123 personnes devront être licenciées de l'entreprise pour motif économique. Cependant, se plaignent les syndicats, près de 80% de ces listes ne rentrent pas dans les critères établis par le ministère de tutelle en collaboration avec la direction de Fratmat. Pour preuve, aux dires des intervenants "des responsables syndicaux et des délégués ainsi que des directeurs sont sur la liste".

 

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Les critères pour le renvoi des 123 travailleurs pour motifs économiques sont :

- emplois ne correspondant plus au nouveau modèle économique de la Snpeci, - emplois à faible valeur ajoutée , c’est-à-dire qui ne participent pas au cœur-métier qui est la presse et l’imprimerie (sécurité, maintenance, entretien…), médecine du travail, les chauffeurs…

– des travailleurs faiblement qualifiés. Ils sont pour la plupart dépourvus de prérequis qui devaient permettre, si besoin en étaient d’être reconvertis. Seulement l’analyse de leur profil individuel n’autorise pas une reconversion, par la formation, le coaching ou le tutorat sur de nouveaux emplois.

– des salariés en situation particulière (congé maladie).

 

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Au regard de ces critères, le secrétaire général de la Coordination des journalistes pour la défense de leurs droits (CJDD), Marc Yevou pense que "la liste qui a été dressée est une liste dirigée contre des personnes. Nous sommes dans une situation de licenciement abusif". Aussi, demande-t-il "jusqu'au 18 décembre, que ceux qui ont établi cette liste revoient leur copie". Tout en souhaitant que l'état revoit "le gap pour que ceux qui doivent partir, partent dans la dignité".

Dans la foulée, les travailleurs avec des bandeaux rouge sur la tête ont organisé un sit-in dans la cours de l'entreprise et demandé le départ de Vacance Konan, le DG de Fratmat.

Chris Monsékéla

 

Dernière modification le 27/11/2018

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