Côte d'Ivoire : les griefs de 12 policiers municipaux licenciés contre la Mairie de Yopougon

Recrutés depuis le 1er janvier 2011, Marcel Sia et onze de ses camarades ont intégré l’unité de la police municipale de Yopougon sous le maire GBAMNAN DJIDAN Félicien avant d’être remerciés le 13 juillet 2013.

« La Mairie de Yopougon, avec à sa tête le Maire GBAMNAN DJIDAN Félicien, a organisé un test de recrutement piloté par le service des Ressources Humaines qui exigeait comme diplôme minimum le BEPC à tous les candidats. Nous étions environ 130 candidats à postuler pour être à la Police Municipale. Ainsi, le test à nous soumis s’est déroulé en trois phases, c’est-à-dire : l’épreuve écrite, l'orale dirigée par le Maire lui-même, la visite médicale à l’infirmerie de la Mairie tenue par le Docteur KOMARA et la contre-visite à l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA); tout cela s’est soldé par l’admission des douze policiers que nous sommes. C’est ainsi que nous avons pris service depuis le 1erJanvier 2011 comme le signifie la note de service signé par le Maire GBAMNAN DJIDAN Félicien jusqu’à ce que survienne la crise post électorale qui contraignit ce dernier à l’exil », explique Marcel Sia.
Il ajoute : « Le Docteur YAO YAO Bertin fut nommé Maire intérimaire de la commune de Yopougon et a signé  notre décision d’embauche le 15 décembre 2011 qui stipule en son article 2 que les intéressés, classés à la catégorie C2, 1cr échelon, percevront à compter du 1er Janvier 2011, date de leur engagement, le salaire mensuel global brut de quatre vingt dix neuf mille soixante deux (99062 Fcfa) francs correspondant à leur classement. Les dépenses étant imputables au budget 2011 ».
 
Malheureusement, poursuit notre interlocuteur, lui et ses amis ne percevront pas de salaires jusqu’au 31 juillet 2012, soit 19 mois d’impayé. Ils attendront fin août 2012 pour recevoir un premier salaire avec 7 autres mois de rappel. Sur 20 mois de travail, Marcel Sia et ses copains auront perçu un salaire total de 8 mois.

Pendant qu’ils font le pied de grue auprès du service financier de la mairie pour le paiement du reliquat de leur salaire , les douze agents municipaux sont licenciés le 13 juillet 2013.

« Alors que l’actuel maire invoque la masse salariale très élevée, nous sommes remplacés par d’autres agents. Mieux notre salaire de juillet 2013 a subi une soustraction de 30.000Fcfa sans explication » , explique Marcel.  

Les douze ex agents de la police municipale de Yopougon broient du noir depuis 2013, tandis qu'une note de service de la Mairie dont Afrikipresse a eu copie, mentionne le recrutement de 57 policiers municipaux en 2016.

Leur conseil juridique se bat depuis trois ans pour obtenir une décision contraignant la Mairie à payer le solde , ainsi que les frais pour licenciement abusif. De son côté, le juge Yoro Septime en charge du dossier semble ne pas vouloir rendre un verdict à l'encontre de l'ex employeur.

Philippe Kouhon

Dernière modification le 21/04/2017

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