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Côte d’Ivoire : Bédié dit Yako à Ouattara, les révélations du chef de l’État aux rois et chefs

La Chambre Nationale des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT), a échangé avec le Président Alassane Ouattara le mercredi 24 avril 2019, après le conseil des ministres tenu le même jour à Yamoussoukro. Ils étaient au total 251 têtes couronnées présentes, soit les 35 membres du Directoire et 216 membres de l’Assemblée venus de toute la Côte d’Ivoire.

Réagissant au message de bienvenue, d’encouragement et aux nouvelles donnés par ses hôtes, Alassane Ouattara a indiqué qu’il s’agit à travers cette rencontre d’informer les populations, qu’il ferait tout ce qu’il faut, pour que tout aille pour le mieux en Côte d’Ivoire.

Sur la question de ses rapports avec le Président du Pdci, Henri Konan Bédié, et l’ex-Président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro, le chef de l’État a laissé entendre que le dialogue n’a jamais été totalement rompu avec le Président, même si c’est son aîné du Pdci, qui a selon lui, décidé de remplacer leur accord portant création du Rhdp.

« Ce sont les journalistes qui exagèrent, sinon le dialogue entre lui et moi n’a jamais été rompu. D’ailleurs, il m’a appelé suite au décès de ma belle fille. Enfin c’est son droit de créer une plate-forme », a révélé Alassane Ouattara, qui a rappelé ce qu’il avait déjà dit au sujet de Guillaume Soro, à sa sortie de l’Élysée, en Février 2019 : un jeune fils égaré, qui peut revenir à la maison, à tout moment.

Au sujet de la commission électorale indépendante (CEI), le chef de l’État ivoirien n’a pas exclu de confier l’organisation des élections de 2020 au ministère de l’intérieur, en cas de blocage au sujet des discussions visant à modifier la commission, selon les termes de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

Alassane Ouattara a précisé que la CEI subira juste une légère modification. Toutefois si l’opposition fait des difficultés à cette façon de voir, le ministère de l’intérieur, pourrait organiser les élections. L’organisation des élections, étant confiée par la constitution, et par le code électoral, à une commission électorale indépendante, un tel cas de figure, conduirait à une modification de la constitution.

Avant le message du chef de l’État, Sa Majesté, Awoulae Tanoe Amon Paul Désiré, président de la Chambre Nationale des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCT), a affirmé que la rencontre avec le chef de l’État sonne comme un rappel du rôle de garant des valeurs, incarné par le Chef Traditionnel. Il s’agit, selon lui, d’une opportunité de prise de conscience collective des problèmes qui pourraient constituer un obstacle à la paix et à la tranquillité des habitants de la Côte d’Ivoire.

Il a ajouté qu’il faut favoriser l’enracinement culturel des enfants, et de la jeunesse en enseignant les langues maternelles, les valeurs contenues dans les Us et Coutumes du pays, la grandeur des idéaux de solidarité et de fraternité que vivent les alliances intercommunautaires multiples, entre les peuples de Côte d’Ivoire.

Il a aussi parlé de la Nouvelle Alliance des Peuples de Côte d’ivoire, (la NAPCI), dont est en train d’accoucher la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels. Pour lui, c’est bien cette nouvelle alliance entre les peuples et dont l’avant projet est disponible, qui se proposera d’exorciser la tragédie qu’a connue le pays en 2010-2011.

Philippe Kouhon

 

 

 

Dernière modification le 25/04/2019

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Philippe Kouhon

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