Accusé de faux, Zongo A, cadre à la mairie du Plateau : « Dame N’diaye est une menteuse, ce qu’elle a dit à «l’Eléphant Déchaîné’’ »

À la suite des griefs de dame Tiane N’diaye, nous nous sommes rendu à la mairie de la commune du Plateau pour donner la parole à Zongo Abdoulaye qui a donné sa version des faits.

« Je ne sais même pas de quoi parle cette dame. Je n’ai pas fais du faux et je n’ai rien à avoir dans cette affaire. J’ai fait un dossier spécial de cette affaire. Elle m’a convoqué partout. Je connais son mari du nom de Diouf Saliou depuis 1980. Il me considérait d’ailleurs comme son fils adoptif. Elle, en réalité, je ne la connais pas. Par contre, je connais bien ses trois femmes. Mais parmi elles, c’est celle là (il nous présente une photocopie de la carte nationalité de cette dernière : Ndlr), une ivoirienne, qui est son épouse légitime. Ils se sont mariés à Anyama. Elle s’appelle Gourmane Apo Suzanne, c’est une femme Ebrié. Et c’est grâce à cette dernière que le vieux a acquis la nationalité ivoirienne. Le vieux, dans ses derniers jours, était très malade, mais je n’ai jamais vu dame Tiane N’diaye à son chevet à l’hôpital, ni ailleurs. Dans sa maladie, il m’a dit : « Mon fils, il faut rester à côté de moi ». Il était hospitalisé au Chu et il avait à ses côtés l’une de ses épouses du nom de Ibatta.

Mais vu qu’il n’était pas hospitalisé dans d’excellentes conditions, j’ai décidé qu’on le transfert dans une clinique privée. Là-bas, il était bien suivi et il y est resté pendant trois mois. Je n’ai jamais vu cette femme là-bas. Comme je vous l’ai dit, c’est la nommée Apo Suzanne qui est présentement très vieille et qui réside à Marcory, qui était l’épouse légale du Vieux. C’est donc avec leurs papiers de mariage qu’ils allaient prendre le visa pour les États-Unis pour leur fille Fatou, présentement décédée qui vivait en Philadelphie. Car, le vieux y avait une résidence là-bas du nom de sa fille. Il y’a une agence immobilière qui faisait les encaissements des maisons du vieux et la dame en question qui se plaint aujourd’hui, a unilatéralement rompu le contrat avec cette agence, sans l’accord du vieux. Le tout revenait à 400 mille francs Cfa par mois. Lors que le vieux lui a demandé un jour, la moitié de cette somme pour l’achat de ses médicaments, elle lui a répondu : «Drèm» qui signifie en Wollof «tu n’auras même pas 5 francs ».

Et malgré tout cela, le vieux lui donnait chaque trois mois, l’argent de la popote qui revenait à 290 mille francs. Ils n’ont pas d’enfants, il y a rien entre eux. (…) le vieux m’a dit : « Celle là, je la connais, elle est mauvaise. Demain si je ne suis pas là, elle va te créer des problèmes. La maison où elle vit là, je vais la vendre ». Et je lui ai répondu ; « Papa, ce sont vos problèmes à vous deux, je ne m’y mêle pas ». Un jour, papa m’appelle et il me dit de le retrouver vers les Cours Pigiers et lorsque j’arrive, je le trouve avec un démarcheur. Dès que je suis arrivé, je lui ai demandé « Papa que se passe-t-il ?»

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Et il m’a répondu : « Je t’ai dit que cette maison, je vais la vendre parce que demain si je meurs, mes enfants n’auront pas accès à la maison parce que de mon vivant même, elle ne me donne pas ce qu’elle encaisse ». Et il m’a dit qu’il était venu voir une notaire pour déclencher la procédure de la vente parce qu’il avait déjà trouvé un acquéreur. Et sur le champ, il m’a demandé si j’avais ma pièce nationale d’identité pour servir de témoin et comme je ne l’avais pas sur moi, je suis retourné pour la récupérer. Le vieux était très lucide. Voilà d’ailleurs sa signature (il nous présente une copie du document : Ndlr).

Deux jours après, à ma présence, il a dit à la dame ; « J’ai vendu la maison, donc il faut la libérer ». Avant cela, la femme est allée à l’ambassade du Sénégal pour demander qu’on menace le vieux. Et le soir le vieux me dit : « Tu vois ce que Tiane N’diaye a fait. Je suis là et l’ambassade m’appelle pour me faire un chantage. En me disant que je suis là et je ne fais rien, et que je dois laisser la maison à son nom » Et j’ai répondu que : « mon argent et mes biens sont pour moi et non à l’ambassade. J’ai durement travaillé en Côte d’Ivoire pour les avoir ». Quand elle parle de 15 millions Fcfa pour la vente, moi, je ne peux pas savoir le montant. Ils ont fait la transaction devant notaire. Moi, je n’ai servi que de témoin de cette transaction. Allez demander à la notaire qui est encore là, puisque moi, je ne suis qu’un témoin. (…)

C’est une femme de mauvaise moralité, doublée de grande menteuse ; il faut faire très attention à elle. Elle est capable de vous présenter de faux papiers pour cacher la vérité dans cette affaire. Présentement où je vous parle, elle est allée au ministère des Finances avec de faux papiers pour que la maison soit à son nom. Au tribunal, elle a été déboutée. Elle m’a envoyé partout. Quelques jours seulement après le décès du vieux, elle m’a convoqué au 5è Cabinet où j’ai été entendu par un juge d’instruction qui m’a posé des questions. Ils ont convoqué la Notaire qui a procédé à la vente, elle a fait sa déposition. L’acquéreur également. Puis elle a été appelée pour faire la confrontation, mais elle n’est pas venue. Puisqu’auparavant, elle a parlé mal au juge au téléphone lorsque celui-ci a découvert le pot aux roses. Donc, le juge a prononcé un non lieu. Les documents sont là, j’ai les photocopies.

Entre temps, elle se retire et mène ses enquêtes, en se rendant, entre autres, dans la clinique où le vieux s’est soigné. Elle voit le médecin pour lui demander de faire un papier pour dire que le vieux qui souffrait d’un cancer de la prostate était fou et que c’est parce qu’il n’était pas en possession de toutes ses facultés qu’il a vendu sa maison. Vous comprenez ? Mais les fous, on les envoie à Bingerville. Elle est allée voir Assalé de ‘’l’Eléphant Déchaîné’’ et quand ce dernier m’a écouté, il lui a dit : «Madame, quittez devant moi ». ‘’Allo Police !’’ aussi, et j’ai donné ma réponse. Elle m’énerve et moi-même j’ai porté plainte contre elle pour dénonciation calomnieuse. Elle va au Sénégal et fait de faux papiers de mariage. J’ai fait un compulsoire. Je me suis déplacé pour aller au Sénégal, j’ai pris un huissier qui est parti jusqu’à Pikine. Ville où elle dit être mariée avec le vieux. L’huissier s’est donc rendu à la mairie de Pikine pour faire le compulsoire et on a découvert que son nom ne figure nulle part. Voilà le procès verbal du faux mariage.

Et cette magouille faisait suite à sa rencontre avec le procureur de la République devant lequel elle a avoué qu’elle n’était pas légalement mariée avec le vieux. Donc, lorsqu’elle a produit deux mois après ce faux certificat de mariage, le procureur a bien évidement trouvé cela suspect. C’est elle-même qui s’est livrée. Elle vient et avoue qu’elle n’est pas légalement mariée, et deux mois après, elle produit un document de mariage. Elle m’a convoqué à la brigade de recherches où elle a dit si j’arrive qu’on me jette au violon. L’enquête sur moi a duré 3 mois et lorsque les gendarmes ont vu qu’elle n’était pas claire dans ses propos, elle a également été chassée de là-bas…mais grâce à elle, j’avoue que j’ai connu beaucoup de personnes…. Puisqu’elle m’a convoqué à la PJ, à la Police économique et chez le procureur général. Elle m’a permis de connaître beaucoup de personnalités et de me faire des amis».

C.D.

Dernière modification le 21/07/2018

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Dasse Claude

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