Libérer Gbagbo, alternance 2020, primaires au Rdr, popularité de Soro : les vérités du député ivoirien Sangaré Yacouba

Yacouba Sangaré est le député siègant de la commune Koumassi à l’Assemblée nationale, en Côte d’Ivoire . Présent à Bonn pour la Cop 23, il a été interrogé par la radio allemande DW, sur plusieurs questions d’actualité et d’intérêt national. Ci-dessous la transcription intégrale par Afrikipresse de l’interview.

Vous êtes ici pour  prendre part aux activités de la COP. Tout se passe bien ?

Oui, tout se passe très bien

Qu’est-ce que vous avez apporté de concret lors des débats  des différentes sessions ?

 Vous savez, la COP  est une grosse machine. Il y’a beaucoup de choses qui se passent à la fois. Et de façons simultanées. On ne peut donc pas être partout à la foi. Mais j’ai toujours apporté mes contributions en termes de partage d’expérience. En même temps qu’on écoute les autres pour apprendre ce qui est bien chez eux, on leur dit aussi ce qui est bien chez nous.

Qu’est-ce que votre commission fait dans ce domaine ?

Notre commission a beaucoup d’attributions . Mais sur le plan de l’environnement, sur le plan des problèmes thématiques , nous nous battons pour que les Ivoiriens puissent vivre dans un environnement sain. Nous faisons beaucoup la sensibilisation. Nous nous occupons du reboisement, de la déforestation, et sensibilisons nos parents et populations à préserver nos forêts qui sont la principale source d’oxygène. À ce niveau notre commission fait beaucoup de mission de terrain.

Nous avons interviewé le maire de la commune de Cocody qui nous a parlé d’un projet qui consiste à rendre verte la commune. Est-ce que vous travaillez de commun accord ?

Pas de façon particulière. La gestion  des communes dépend de l’exécutif, et des élus locaux. Nous  sommes du législatif. Il  ne faut pas mélanger les gens…

Mais vous appréciez quand même.

Absolument ! Je n’ai pas manqué de dire au maire de Cocody toute ma gratitude, mon admiration pour ses actions. Cocody cité verte n’est pas un slogan, c’est une réalité parce qu’en janvier prochain, ils vont passer à la phase active jusqu’en 2030. Ils ont prévu planter 2millions d’arbres. La commune va servir d’exemple à toute la Côte d’Ivoire, ainsi qu’à l’Afrique. Nous demandons aux maires de la Côte d’Ivoire de regarder l’exemple de Cocody. C’est dommage qu’en Côte d’Ivoire qui est un pays forestier, on parle de ville verte. Cocody a donné le ton, et lorsqu‘elle le fait, cela veut dire que c’est un message envoyé à tout le pays. C’est la commune présidentielle, une commune symbole. Si un tel message part de Cocody, il ferra échos.

Selon nos informations, le secteur café-cacao serait menacé à cause du réchauffement climatique. Pourriez-vous nous en dire plus ?

C’est un exemple. Il n’y a pas un secteur qui pourra être épargné par le réchauffement climatique. Il faut comprendre que la problématique du réchauffement climatique est complexe. C’est la planète toute entière qui est menacée. Le secteur café-cacao n’est pas isolé. Ces cultures se font sur la terre des hommes. Et si cette terre est réchauffée, c’est l’humanité qui risque de disparaître . Il faut qu’on soit conscient de cette réalité.

Parlons politique. En 2020, il y’aura l’élection présidentielle. Le Président Ouattara l’a dit à maintes reprises qu’il ne sera pas candidat. La conséquence est que sa succession est ouverte avec les intrigues politiques et politiciennes. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?

Je trouve que c’est dans l’ordre normal des choses. A partir du moment où  le Président n’est pas candidat. Cela n’est pas un secret. Il le dit à chaque occasion…

Est-ce qu’il ne peut pas changer d’avis ?

Le Président Ouattara que je connais, et que nous connaissons n’est pas homme à changer d’avis, à changer de parole.

La constitution ne lui interdit pas…

Non la constitution actuelle ne lui interdit pas cela. La loi n’étant pas rétroactive ne rattrape pas. Mais en tant qu’homme, il a dit qu’il ne fera que deux mandats. Comme nous le connaissons en tant qu’homme de parole, il n’y a aucun risque qu’il revienne sur sa parole.

Depuis quelques semaines les tensions étaient latentes entre le Président Ouattara et celui qui était présenté comme  étant son dauphin, Guillaume Soro, le Président de l’Assemblée nationale. Puisque Ouattara n’est plus candidat, est ce qu’il est opportun que ces tensions naissent ?

Il faut connaître les causes des tensions, de la tension latente dont vous parlez entre le président Ouattara et le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. Les deux se sont rencontrés, il n’y a donc plus de problèmes.

N’est  ce pas de la poudre aux yeux ?

Je ne suis pas dans le secret des dieux. Je prends donc ce que j’entends. Et ce que je vois. Il n’y a en réalité pas de raison qu’il y ait des tensions entre les deux. Si le président Soro a des ambitions politiques, quoi de plus normal.

Mais le clan qui entoure le président Ouattara ne voit pas d’un bon œil une éventuelle candidature de Soro.

Je ne vois pas d’Ivoiriens aujourd’hui qui verraient d’un mauvais œil la candidature de Guillaume Soro. S’il est citoyen ivoirien et qu’il bénéficie de tous ses droits civiques, je ne vois pas pourquoi il ne pourra avoir d’ambition présidentielle. La Constitution ivoirienne est claire. Tout ivoirien qui jouit de ses droits peut prétendre être candidat à la présidence ivoirienne.

Ce que reproche le président Ouattara à Soro. C’est qu’il est trop pressé dans ses ambitions.

Pressé par rapport à quoi ? C’est cette question que je ne comprends pas.

Il affiche ouvertement son intention d’être candidat.

Il n’est pas le premier à le dire. Il y’a des gens qui l’ont déjà fait. La présidentielle ne se prépare pas en six mois. Elle se fait depuis longtemps. Un candidat sérieux doit afficher ses ambitions depuis longtemps. Le président Soro ne m’a pas encore dit qu’il sera candidat.

 

Mais on sent qu’il est dans le standing bloc...

Le président Soro  est un homme politique. Il  est président de l’Assemblée nationale. Si en 2020, il veut être président de la République de Côte d’Ivoire, il a ses droits.

Il ne risque pas d’être broyé par la machine Ouattara ?

Il n’y a pas de machine Ouattara. Il n’est pas candidat à sa propre succession. Le Président Ouattara fait une très belle présidence. Après Houphouët-Boigny, il n’y a pas d’autre président qui a travaillé comme le président Ouattara. Vous avez vu la Côte d’Ivoire qui s’est métamorphosée en quelques années. Ouattara  a fait tout ce qu’il pouvait humainement pour le pays. Maintenant qu’il n’est pas candidat en 2020, acceptons  que tout ivoirien qui se sent capable  de continuer  sur cette lancée prétendre être candidat.

 
Certains proches d’Ouattara comme Hamed Bakayoko, ne veulent pas de compétition face à un Guillaume Soro de plus en plus populaire…

Pour être candidat  en Côte d’Ivoire, ce n’est pas une personne qui décrète qui va être président. C’est le peuple souverain de Cote d’ivoire qui choisit son président. Nous avons choisi par deux  fois le président Ouattara pour être candidat. Il n’est plus candidat. Ceux qui vont se présenter devant nous, nous allons choisir celui qui aura les meilleures armes.

Imaginez-vous Guillaume Soro investi candidat par le RDR ?

La loi est claire en Côte d’Ivoire. Pour être candidat à la présidence, on n’est pas obligé d’être investi par un parti politique. Il y’a des candidats indépendants. Les dernières élections, il y en avait beaucoup. Tout ivoirien qui veut être candidat peut être investi par un parti politique comme ne pas l’être.

Le problème est que Guillaume Soro n’a pas officiellement démissionné du RDR ?

L’élection présidentielle ce n’est pas demain. Nous sommes en 2017. En 3 ans il y’a beaucoup de choses qui peuvent quand même se passer. Qu’est-ce qui vous dit qu’il ne sera pas le candidat du RDR en 2020. Le RDR n’a pas encore choisi son candidat. Le choix peut être lui comme tout autre.  Il y’a beaucoup de scénario.

Il y a des  signes qui ne trompent pas. Il n’a pas été associé aux préparatifs du dernier congrès qui a élu Henriette Diabaté à la présidence du parti.

Cela dépend dans quel sens on les décrypte. Il n’était pas à ce congrès. Il s’est expliqué.  Je pense qu’après sa rencontre avec le Président, on nous dit qu’il n ‘y a plus de malentendu, je suppose que tous ces sujets ont été abordés. Cela relève maintenant du passé.

Vous dites qu’il n’y a plus de malentendu. Beaucoup de proche du Président de l’assemblée  sont ‘’harcelés’’. Son directeur de protocole, Soul To Soul est en prison, placé sous mandat de dépôt dans cette affaire de cache d’armes à Bouaké. Ce sont des pressions qui s’accentuent autour de Soro.

En politique, il faut toujours accepter de prendre des coups. Si les coups pouvaient empêcher quelqu’un d’être président de la République, le président Ouattara ne serait jamais président de la République.

Cette façon de faire ne va-t-elle pas rendre Soro fort ? Il se ''victimise'' un peu.

Sur ce point je suis d’accord avec vous. Car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les adversaires d’alors de Ouattara lui ont tellement donné de coups que cela n’a fait qu’accentuer  sa popularité. Si on prend par parallélisme de forme, ca peut rendre la personne plus populaire. Les coups sont normaux en politique. Et ça se fait partout. Que ce soit en Europe ou en Afrique, personne ne fait la passe à son adversaire. C’est un terrain sur lequel il faut se battre pour avoir sa place. Je pense que Soro a assez d’arguments, il est assez armé politiquement pour résister à tous ces coups. Parce qu’il  a eu assez dans sa vie quand même.

Beaucoup de cadre du RDR qui ne sont pas avec lui, craignent sa popularité de plus en plus montante. Ne ferrait il pas de l’ombre à la popularité de Ouattara.

Je suis un cadre du RDR et la popularité de Guillaume Soro ne me pose aucun problème.  Au contraire je me réjouis de ce qu’un cadre de mon parti soit populaire au niveau national.

Tous les militants du RDR ne sont pas avec Guillaume Soro ?

Tous les militants du RDR ne peuvent pas être avec un individu. Ils sont avec le parti. L’équation personnelle de l’individu cela compte beaucoup. S’il a beaucoup de popularité aujourd’hui.m, c’est dû à son équation personnelle. Sa capacité à fédérer les synergies autour de sa personne. Je pense qu’il n’y a pas autre chose à cela.

Il y a plusieurs ailes. Celle de Hamed Bakayoko, Gon Coulibaly, Guillaume Soro…

Et Sangaré, pourquoi pas. Vous savez dans un parti politique  comme le RDR c’est tout à fait normal qu’il y ait ces courants. Le RDR regorge de cadres compétents, dynamiques, brillants. On ne peut pas faire l’unanimité dans un parti comme le RDR. À un moment donné, le consensus va se faire autour  de celui  qui a plus de chance de pouvoir nous faire gagner les élections.

Pour l’heure c’est Guillaume Soro qui  a toutes les chances pour faire gagner le RDR…

Ça c’est  difficile à dire. Je n’ai pas pesé les candidats. Pas le meilleur baromètre pour savoir qui est capable de gagner les élections. Il faut  peut-être des primaires.

Vous y allez insister ?

Les primaires, c’est mon opinion personnelle, en tant que citoyen ivoirien. Je l’ai toujours défendu. Pour connaître qui est le meilleur dans un parti politique. C’est les primaires. Les grandes démocraties ont toujours recours à cela. Toutes autres méthode sans  les primaires me paraissent arbitraires.

Où en est-on avec l’alliance RDR-PDCI. Il y’a eu des périodes de flottement ?

Les alliances sont comme les mariages. Il y’a des moments de flottement. Les deux partis sont en alliance. La preuve nous sommes dans le même gouvernement. C’est un gouvernement RHDP qui est là. C’est vrai qu’à l’Assemblée nationale, il y a différents groupes parlementaire…

Là aussi c’est un échec. Avoir deux groupes parlementaires…

Ce n’est pas un échec. La législature précédente, ces groupes existaient déjà. Mais les lois ont été votées à l’unanimité par ces différents groupes parlementaires. Ce qui veut dire bien qu’on ne soit pas du même groupe, nous avons la même vision.

C’est le PDCI du président Konan Bédié  qui a contribué à l’élection du Président Ouattara en 2010 et  2025. Selon les indiscrétions les deux ténors que sont Ouattara et Bédié se sont entendus pour qu’en 2020 ça soit le PDCI qui puisse présenter un candidat. Est-ce que c’est toujours d’actualité ?

Les indiscrétions je ne les ai pas. Je n’étais pas témoin des accords. Ce que je sais c’est que le PDCI a soutenu fortement et de façon claire l’élection du Président Ouattara en 2010 et en 2015, le PDCI n’a pas voulu présenter de candidat pour ne pas gêner la candidature de Ouattara.

Vous devriez leur rendre l’ascenseur en 2020.

Rendre l’ascenseur,  je ne sais pas ce que cela veut dire.


Soutenir un candidat PDCI puisque Ouattara ne sera pas candidat en 2020.

Ils parlent de parti unifié.

Vous y croyez toujours ? Le parti unifié

J’ai toujours cru au RHDP pour plusieurs raisons. Si vous voyez que la Côte d’Ivoire est stable aujourd’hui depuis 2010, et que  le Président Ouattara a déroulé son programme de gouvernement. Je pense que c’est grâce à cette union, cette coalition qui est au pouvoir aujourd’hui. Ensemble nous sommes plus forts. Et je pense que, divisé, la Côte d’Ivoire en souffrira.  Le parti unifié n’est pas une vue de l’esprit dans ma tête. C’est réalisable selon moi. Si chacun y met sa volonté.  Et je pense que cette volonté est partagée entre les Présidents Ouattara et Bédié. Ils vont amener leur troupe à faire le parti unifié. Un parti unifié, on ne parle plus d’alternance. C’est peut être les autres qui ne sont pas avec nous qui essaierons de prendre notre place un jour. Cette coalition en parti unifié va rester au pouvoir  longtemps possible.

Il y’a eu une série de mutinerie. Des militaires qui réclamaient le reste de leur solde. Est-ce que cela ne pourrait pas fragiliser le pouvoir à la longue.

Toute mutinerie est en soi même une fragilisation. Cela effraie les investisseurs. Heureusement pour le cas de la Côte d’Ivoire, il n’y avait pas revendication politique. Ce sont des revendications matérielles qu’on peut satisfaire.  Je ne pense pas que ces choses peuvent avoir des conséquences dans la durée.

Le Président Gbagbo est toujours en détention à la HAYE. Des dirigeants africains et quelques membres de la société civile militent ouvertement pour sa libération provisoire. En tant que  cadre du RDR et Ivoirien, êtes-vous d’avis ?

Oui ! Je suis de ceux qui militent pour la libération du Président Gbagbo. Pour la simple raison que le président de l’assemblée qui est mon patron  a demandé pardon à tous les Ivoiriens. Il a une vision que je partage. La réconciliation effective, le rassemblement  de tous les ivoiriens autour d’un idéal de paix. Si on veut la réconciliation effective, cela suppose qu’il faut pardonner toutes les fautes commises. Et Laurent Gbagbo a eu à commettre des fautes.

Il n’est pas le seul. Soro a dirigé la rébellion

La réconciliation doit être inclusive. Donc vu sous cet angle, je dis que je ne saurai pas opposé à une libération de Laurent Gbagbo. C’est un ivoirien comme tous les autres ivoiriens.  On a besoin de se réconcilier, et comme il est aussi ivoirien on a besoin de se réconcilier avec lui.

La réconciliation doit-elle empêcher la justice. Parce qu’il y a des partisans du président Ouattara  qui devraient aussi s’expliquer devant la CPI…

La libération de Gbagbo ne dépend pas des Ivoiriens aujourd’hui.  À partir du moment où c’est un tribunal international qui le détient. C’est lui qui peut décider de sa libération. Mon  souhait en tant qu’ivoirien, c’est de voir les Ivoiriens  se réunir dans une fraternité partagée. À ce titre je ne serai pas contre la libération de GBAGBO. Vous parlez de justice et réconciliation. À un moment donné il faut  prendre des décisions politiques. En Côte d’Ivoire tout le monde est victime de quelque chose. Tout le monde est auteur de quelque chose. Même par un simple regard. Chacun a offensé quelqu’un. A un moment donné il faut dire STOP. Il faut qu’on se pardonne. Il faut qu’on fasse une croix sur le passé.

Beaucoup de proches de Gbagbo sont encore en prisons ou en exil, vous parlez de réconciliation…

C’est vous qui avez parlé de la justice. On ne peut pas demander une chose et son contraire. Ceux qui sont en prison sont présumés innocents. Surement qu’on leur reproche quelque chose. Mais après le jugement on peut pardonner. Le Président Ouattara a beaucoup utilisé son droit de grâce.

Pourquoi ne pas libérer Simone Gbagbo qui ne dépend pas de la justice internationale ?

Il faut attendre jusqu’au bout du processus judiciaire. Vous verrez ce qui se passera. On ne l’a pas condamné à vie. Sa libération peut arriver à n’importe quel moment. Le président Ouattara est dans cette disposition d’esprit, de réconciliation. Le gouvernement a fait beaucoup de concession. Les comptes ont été dégelés, les exilés rentrent tous les jours. Le président est en train de tendre la main. Et quelqu’un vous tend la main et vous êtes en train de le diaboliser. Il faut aussi que cette opposition comprenne qu’il faut parfois mettre bal à terre.

 

Etes-vous satisfait des 7 ans de présidence de Ouattara ?

Si je dois faire un bilan des 7 ans de Ouattara. Je lui donnerai 18/20. Ce n’est pas exagéré pour la simple raison que tout dépend d’où nous sommes parti. Quand il arrivait au pouvoir, le pays était défiguré. Quand il faisait sa promesse électorale, il le faisait sur la base d’une situation normale. Malheureusement il n’a pas pris le pouvoir dans ces conditions. La Côte d’Ivoire n’était pas au rez-de-chaussée. Elle était au sous-sol. Il fallait la mettre au rez-de-chaussée et à monter les escaliers. Donc ce travail  si on n’avait pas la chance d’avoir un homme comme Ouattara, je dis  que la Côte d’Ivoire allait sombrer. Quand vous regarder ce pays aujourd’hui, on  a du mal à imaginer qu’il a connu cette crise. Il a fait plus d’effort que tout le monde. En 5 ans il avait mis le pays sur les rails. L’Etat n’existait pas. Lorsqu’il arrivait au pouvoir. Tout était par terre. L’Assemblée nationale dans laquelle je travaille  n’existait que de nom. Même les câbles électriques. Il a pris le pays au niveau zéro. On l’aime ou pas, ne pas reconnaitre ce qu’il a fait c’est de la mauvaise foi.


Transcrit par Hilaire Guéby

Dernière modification le 15/11/2017

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Hilaire Gueby

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