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Gouvernance démocratique en Côte d’Ivoire : "Côte d’Ivoire nouvelle page" veut faire bouger les choses

"Côte d’Ivoire nouvelle page". Il faudra désormais s'habituer à cette appellation. C'est en fait "une plateforme citoyenne de réflexion et d’action pour écrire une nouvelle page pour la restauration des valeurs qui doivent fonder notre communauté de destin". Elle a été présentée, vendredi 22 février 2019, dans un hôtel au Plateau, par Serge Amissah.

"Mes amis et moi sommes là pour parler de la Côte d’Ivoire, des Ivoiriens, de notre présent, de notre avenir et de nos espérances. Nous sommes les modestes initiateurs d’une nouvelle plateforme de réflexions et d’actions, en lien avec la gouvernance démocratique de la Côte d’Ivoire. Et nous voulons y inviter tous les Ivoiriens désireux d’un meilleur devenir de ce grand pays dont la trajectoire n’est, en rien, conforme aux fondements et aux fondations de sa marche", a annoncé Serge Amissah, assisté de Dieudonné Loba, soulignant : "nous sommes pro-Côte d’Ivoire, profondément indépendants, donc non-partisans".

A le suivre, cette plateforme n’est orientée contre aucun parti politique, et n’est contre personne. "Notre plateforme naît du constat que notre pays ne va pas dans la bonne direction, les partis politiques ont certainement fait leur part, il est grand temps que les citoyens fassent la leur, et à un certain niveau. "Côte d’Ivoire nouvelle page" se veut un instrument de lecture critique de la gouvernance démocratique ivoirienne, c’est une force de propositions constructives pour une Côte d’Ivoire démocratique, cohésive, pacifique, juste et prospère !", a dit Serge Amissah, titulaire d’un Mba obtenu à The Wharton School, University of Pennsylvania aux Etats-Unis.

Selon lui, ce groupe fait "partie de cette masse de citoyens silencieux qui, depuis plus de 30 ans, assistons en spectateurs impuissants, au délitement, à la désintégration, à la déconstruction de ce pays". A écouter M. Amissah, "depuis 30 ans, l’élite politique ivoirienne, tous bords confondus, ne cesse de se livrer une bataille sans merci (violences verbales et physiques, restriction des libertés, achat de consciences, chantage, coup d’état, rébellion, guerre militaro-civile...)". Le résultat de "cette bataille sans merci", a-t-il regretté, est négatif. Il a relevé "un appauvrissement des Ivoiriens, un système éducatif en lambeau, un système de santé comateux, une seule et même offre politique". Il y a ajouté le fait que "l’équilibre et le contrat social soient profondément et durablement rompus, et que les Ivoiriens ont une mauvaise perception de la justice".

"En dépit des efforts notables, ici et là, notre diagnostic de la situation est sans appel : la Côte d’Ivoire a perdu ses valeurs fondatrices, et les Ivoiriens sont sujets à toutes les insécurités (économique, sociale, institutionnelle, juridique). Ils ont perdu leur âme, ils n’ont presque plus d’espoir", a souligné Serge Amissah. Il a accusé " l’élite politique qui perpétue un mode de gouvernance hérité des indépendances mais totalement inadapté et improductif aujourd’hui, au regard des enjeux en présence, mais aussi et surtout la faute à une société civile qui a démissionné de son rôle de régulateur de la vie publique".

Pour "inverser la tendance", il a indiqué que la Côte d'Ivoire a besoin de changer de paradigme, de tourner la page et d’entrer dans la modernité. "Il ne s’agit pas d’un changement dans la même direction mais plutôt d’un changement de direction. La Côte d’Ivoire a besoin d’une rupture à trois niveaux : une rupture par les valeurs, dans la posture et dans l’approche", a-t-il précisé.

Le conférencier a fait savoir que leur contribution s’articule autour de deux axes. "La prospective non-partisane, c’est-à-dire analyser l’impact des options politiques promues par le gouvernement et les principales chapelles politiques, sur le quotidien des citoyens, informer les citoyens sur l’état de santé économique et sociale du pays, et proposer des options de développements alternatifs assises sur les attentes réelles des populations, et la valorisation de l’expertise nationale. L’action citoyenne, observer le processus électoral afin de garantir le renforcement du système démocratique en côte d’ivoire, traquer et exposer tout acte contraire à la bonne gouvernance et encourager le renouvellement qualitatif du personnel politique en Côte d’Ivoire", a énoncé M. Amissah, appelant tout citoyen ivoirien qui croit que les choses peuvent changer "à rejoindre cette plateforme de rupture par les valeurs, la posture et l’ambition".

Pour lui, "Côte d’Ivoire nouvelle page, c’est quatre véhicules : Véhicule d’analyse des décisions publiques (Vadp) (...), les Études sectorielles (...), l’Observatoire des élections et la vie publique (Oevp) (...) et les Actions citoyennes".

Claude Dassé (source: service de Com)

 

Dernière modification le 27/02/2019

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Dasse Claude

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