Côte d’Ivoire : réactions de chefs traditionnels sur des injures attribuées au ministre Amédé Kouakou

Amedé Kouakou Koffi a-t-il vraiment tenu des propos désobligeants à l'endroit des chefs traditionnels de Divo (180 kilomètres d'Abidjan), commune dont il est maire depuis 2013.

Selon le quotidien ivoirien ‘’Notre Voie’’, le ministre ivoirien des Infrastructures économiques Amédée Koffi Kouakou, aurait, dans le cadre des futures municipales, tenu les propos ci-dessous devant des chefs traditionnels à Divo : « C’est moi qui partage goudron et l’eau en Côte d’Ivoire et je donne goudron et l’eau là où je veux et à qui je veux. Tenez-vous bien, même mes collègues ministres me font même la cour à propos du goudron et l’eau que je partage. Si vous ne me traitez pas avec respect, je ne vous donnerai pas mon goudron et mon eau ».

Rencontré, le samedi 3 mars 2018 sur place à Divo, Gbazalé Emmanuel, le chef de Briboré, un sous-quartier de la commune, a dit : « Quand le ministre nous recevait le 26 février 2018, nous étions 11 chefs. Il n'y avait personne d'autre, encore moins de journaliste. Je suis donc surpris qu'un journaliste puisse écrire sur cette rencontre. En plus, ce n'est pas vrai. Même si on en veut à quelqu'un, ce n'est comme ça qu'il faut se comporter. Amédé Kouakou reste un garçon sérieux et conscient de la tâche qui lui incombe ».

Les propos prêtés au ministre interviennent dans un contexte de pré-campagne par rapport aux élections locales annoncées pour juillet 2018. Selon le confrère cité plus haut, des « autochtones » Dida s’organiseraient pour "reprendre" la mairie, au maire actuel, natif de la ville, mais allogène Baoulé.

Le nom de Boby Hervé, l’un des fils de l’ancien maire de Divo, Boby Djepa Ernest, circule d’ailleurs sur place dans la capitale du Lôh Djiboua. C’est ce qui aurait poussé le ministre à lâcher « entre deux rires », selon le Chef Kacou Nathanël : « votre fils que je suis est déjà ministre de courant, de l’eau et route. Pourquoi aller chercher loin encore ? ».

À en croire ce dernier qui est chef de Boudoukou (sous-quartier de la commune) et porte-parole du collectif des chefs de Divo, « c’était une causerie décontractée entre nous chefs et notre fils. Il nous disait que depuis le début de l’année, on n’avait pas pu se voir pour parler un peu. C’était chez lui à la maison. Nous étions 11 chefs. Il n’y avait aucun protocole. On bavardait juste avec notre fils. Les gens font de la récupération politique ».

Chris Monsékéla

Dernière modification le 04/03/2018

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