Côte d’Ivoire : Odette Lorougnon crie victoire après la marche avortée de l’EDS

La marche projetée par l’Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) a été étouffée, jeudi 22 mars 2018 à Adjamé par les forces de l’ordre. Odette Lorougnon, l’une des organisatrices a réagi.

« En 2010, il (Président Ouattara) disait que  dans les grandes démocraties lorsqu’on a échoué, on quitte le pouvoir. Si on est dans une grande démocratie, selon lui, et que les Ivoiriens ne peuvent pas marcher, ne peuvent pas protester, et qu’il n’a pas pu ramener la cohésion nationale ni la paix, il faut lui demander ce qu’il fait à la tête de notre pays. Qui a dit que la marche n’était pas autorisée. Nous avions un devoir d’information.  En démocratie, on n’autorise pas, on informe. Comme il est venu avec la démocratie des armes. Nous avons informé et écrit à monsieur Ouattara pour dire qu’on marche et qu’on proteste. Ils se promènent dans cette Côte d’Ivoire. Ils font des meetings et font tous ce qu’ils veulent. Nous n’en avons pas le droit. Pourquoi ? Nous sommes bien chez nous. Et si nous ne sommes pas contents, on a donc le droit de protester.

Et il ne peut pas passer son temps à piétiner le peuple de Côte d’Ivoire. Nous voulons le retour de la démocratie dans notre pays pour l’exprimer. Nous voulons la liberté. Nous voulons exister dans notre pays. Nous  avons choisi une place. Ce n’est pas une question de stratégie.  En toute chose, il faut se rassembler. Et nous avions choisi la place des Martyrs. C’est un droit au moins. On ne peut pas y déposer de cargo de militaire et de policiers. On n’est plus dans une République. Ce qu’il a fait aujourd’hui, qu’il sache qu’il nous a donné la victoire. Nous les avons battus. Toute l’administration était dérangée.

Et c’est ce qu’on voulait.  Plusieurs personnes ont été arrêtées. 43 dont 3 femmes. Pour la suite, nos dirigeants le diront.  On a le respect de la hiérarchie et des Institutions. Jamais on n’abandonnera. Nous sommes chez nous. Nous ne sommes en train de quémander une terre. Nous n’avons pas fait une guerre pour prendre une terre. Nous sommes sur nos terres. On n’est pas venu se laver en Côte d’Ivoire. Nous sommes chez nous. On était déjà propre avant qu’ils ne nous trouvent ici.  Ce sont eux qui sont venus se laver chez nous. Dans les grandes démocraties, c’est le droit à la manifestation, à la liberté, de vie, d’exister, le droit à la dignité. Nous manifesterons dans notre pays ».


HG

Dernière modification le 22/03/2018

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Hilaire Gueby

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