Bloléquin,Cavally - Ouloto défie ses adversaires : ils veulent, mais est-ce qu’ils peuvent ?

Présente pour la deuxième fois en moins d’une semaine dans le département de Bloléquin, Anne Désirée Ouloto, candidate RHDP pour les régionales dans le Cavally a animé un meeting et échangé avec la chefferie et le corps enseignant, dimanche 7 octobre 2018.

« Demandez leur bilan à la tête du conseil régional les cinq dernières années, pour celui qui y est déjà . Aussi, voici un frère que j’ai appelé à mes côtés et pour lequel j’ai convaincu le Président de la république pour qu’il soit nommé PCA de l’Ageroute. Je suis désolée de vous informer que le Président vient de lui retirer sa confiance. Enfin, ils veulent tous devenir président du conseil régional. Je respecte leur volonté, mais est-ce qu’ils peuvent ? Ils comptent sur qui ? Qui les a envoyés ? Qui est derrière eux », est la série de questions au menu des échanges entre la candidate du RHDP et les populations de Bloléquin. Elle faisait allusion à ses deux adversaires pour les régionales, à savoir, le président par intérim du conseil régional, Sarr Bohé ( qui termine le mandat du défunt Dagobert Banzio) et Gnonkonté Désiré, ex PCA de l’Ageroute.

Il est 17h lorsque le cortège de campagne de la ministre Anne Désirée Ouloto arrive à Bloléquin par le quartier Guéré où l’attendaient plusieurs chefs traditionnels. Après les civilités, le porte parole des chefs présents a lu un communiqué issu de la réunion tenue le 3 octobre dernier à Guiglo sous la présidence de sa Majesté Coulaye Victor, président du comité régional de la chefferie traditionnelle du Cavally.

« Le comité régional de la chefferie traditionnelle demande à vous les candidats, un discours de bon ton, de faire une campagne civilisée pour aboutir à des élections apaisées et transparentes. À vous chers électeurs, ne déchirez pas les affiches pour éviter d’écorcher la paix et la cohésion sociale. Pour développer le Cavally nous avons besoin de la paix, de l’entente, de la cohésion sociale entre les fils et filles de la région. Car nous ne voulons plus de violence politique dans notre région. Au soir du 13 octobre 2018, nous devons accepter les résultats des urnes » dit le communiqué.

 

Après une demi-heure d’échange avec les chefs du quartier Guéré, cap a été mis sur le foyer des jeunes pour un giga meeting. Face à une population venue nombreuse et galvanisée par les actions déjà à son actif, Anne Désirée Ouloto n’a pas caché sa forte volonté de présider aux destinées du Cavally, sa région. « Je connais le Cavally, mais aussi les problèmes de mes parents. Et qui mieux que moi peut apporter le développement ici ? Vous le savez, je ne cherche pas de poste. Je suis déjà député et ministre. Je parle à l’oreille du Président de la république, lui qui a la solution aux problèmes du pays(…) C’est vrai qu’ils veulent aussi le poste de président du conseil régional, mais est-ce qu’ils peuvent ? Mes chers parents, ne vous laissez pas blaguer. Ils viendront vous vendre du vent et Bloléquin ne connaîtra jamais le développement avec eux, vous le savez bien. Nous avons sans être au conseil régional, fait beaucoup. Le bitumage de la route Bloléquin-Toulepleu. Et bientôt, ce sont 5 km de voies bitumées pour Bloléquin et le reprofilage de la route Guiglo-Bloléquin et le bitumage de la voie Toulepleu-Zouen Houen pour vous permettre d’aller facilement à Man sans faire le grand détour de Duekoué » a dit celle qu’on appelle déjà « présidente » du conseil régional du Cavally.

Face au corps enseignant qu’elle a entretenu par la suite, Anne Ouloto a promis la réhabilitation du lycée moderne de Bloléquin et l’affectation des professeurs et du matériel didactique d’ici fin novembre 2018. Un pacte de confiance et de soutien a été signé entre la candidate et le corps enseignant de Bloléquin.

Enfin sur la question des 59 jeunes Guéré emprisonnés à Daloa suite au lynchage à mort d’un gendarme qui aurait tué un chauffeur de moto taxi le 17 février 2018 à Bloléquin, la candidate du RHDP a dit : « N’écoutez pas ceux qui vous promettent la libération des jeunes avant le 13 octobre. Ils n’en ont pas la possibilité ni les moyens. Nous sommes en période électorale, et il faut arrêter de mentir à nos parents. C’est moi qui suis venue ici quand c’était chaud. Laissons la justice faire son travail. Quand le moment viendra, moi-même j’accompagnerai les jeunes ici au village. C’est une affaire très grave et on ne doit pas jouer avec les esprits des familles qui sont impatientes de revoir leurs enfants », clarifié a Anne Ouloto.

Philippe Kouhon, envoyé spécial dans le Cavallly.

 

Dernière modification le 08/10/2018

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Philippe Kouhon

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