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Amnistie pour les militaires, réforme de la Cei : Adjoumani répond à Simone Gbagbo

En sa qualité de fils du Gontoungo, où a séjourné récemment Mme Simone Gbagbo, le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, également Porte-parole Principal du RHDP, réagit ci-dessous à des propos tenus par l’ex Première dame, sur l’amnistie pour les militaires, et sur la Cei.

Madame Simone Ehivet Gbagbo, dans le cadre de ses activités politiques,  a séjourné récemment dans la région du Gontougo  pour accompagner un fils de la région revenu d’exil le 21 janvier 2019 dernier. Au cours du meeting qu’elle a animé dans cette partie du pays, Madame Simone GBAGBO a tenu des propos qui appellent à une réaction.  
Madame Simone Gbagbo a réclamé dans un premier temps la libération des prisonniers militaires  en estimant que leur maintien en prison violerait la Loi d’amnistie. Dans un second  temps, elle a appelé à une réforme totale de la Commission Electorale Indépendante pour éviter selon elle,  que la grave crise qu’a connue la Côte d’Ivoire en 2010 ne se répète.

I.    De la libération des prisonniers militaires réclamée par madame Simone Gbagbo


Sur la question de la libération des militaires, il est bon de noter que l’ordonnance d’amnistie prise par le Chef de l’Etat le 6 Août 2018  dans un sens d’apaisement  pour la réconciliation nationale et qui a permis la libération et l’effacement des peines  pour 800 personnes civile dont fait partie Madame Simone Gbagbo  exclut les militaires coupables de crimes de sang.
Il est donc surprenant que Madame Simone Gbagbo considère la détention de ces militaires comme une violation de la loi d’amnistie alors que cette dernière les excluait. Comment Madame Simone GBAGBO, ose-t-elle réclamer et exiger la libération de tous les militaires, y compris, DOGBO Blé, SEKA Séka et autres qui ont pris une part active dans les massacres des populations civiles ? Comment peut-elle se permettre de réclamer la libération de ces bourreaux, sans exprimer la moindre reconnaissance au Président de la République qui lui a permis à elle et aux 800 autres prisonniers de recouvrer la liberté ?
Madame GBAGBO oublie-t-elle les chevauchées funestes de son Aide de camp SEKA Séka qui a été identifié par tous les rapports des droits de l’Homme comme étant l’un des responsables des escadrons de la mort, ayant entrainé la mort de plusieurs Ivoiriens dont le Général Robert Guéi et les Capitaines Fabien Coulibaly et Dosso pour ne citer que ceux-là ?
Tout se passe comme si Madame Simone GBAGBO n’éprouve aucun regret, ni aucun remord, face à tout ce désastre perpétré par les sieurs DOGBO Blé, SEKA Séka et VAGBA Faussignau.
Une telle posture de la part de Madame Simone GBAGBO peut être liée à une méconnaissance de la Loi d’amnistie et de son contenu ou être la résultante d’une mauvaise foi politique.
De plus, beaucoup d’Ivoiriens attendaient des mots de compassion  à l’endroit de l’ensemble des victimes de la crise post-électorale dont la situation semble totalement ignorée par Madame Simone GBAGBO.

II- De la réforme totale de la Commission Electorale Indépendante (CEI)


Concernant la Commission Electorale Indépendante,  il est bon de rappeler  que, contrairement aux allégations de Madame Simone Gbagbo, la  crise post-électorale de 2010 a été la conséquence de la non acceptation des résultats  du vote des Ivoiriens par l’ancien régime et non de la mauvaise organisation des élections par la Commission électorale Indépendante.
  En effet, l’organisation des scrutins du premier et second tour des élections présidentielles  de 2010 par la Commission Electorale Indépendante a été jugée transparente et crédible par les Nations Unies, l’Union Africaine, la CEDEAO, le Représentant spécial du facilitateur et l’ensemble des observateurs  nationaux et internationaux. C’est le refus de cette donne et la transmission pacifique du pouvoir qui ont plongé la Côte d’Ivoire dans une crise post-électorale.
En 2014, avec l’appui du National Democratic Institute (NDI), un consensus avec tous les partis politiques, y compris ceux de l’opposition, a permis la mise en place de la Commission Electorale Indépendante dans sa mouture  actuelle. Cette Commission Electorale a régulièrement organisé des élections depuis lors sans que les processus électoraux ne soient remis en cause.
Fidèle à sa logique de dialogue pour la consolidation des acquis démocratiques, dans la perspective d’élections apaisées, le Chef de l’Etat a instruit le Premier Ministre à l’effet d’entamer une concertation avec les partis politiques et la Société civile pour réformer la Commission  Electorale Indépendante dans sa composition conformément aux recommandations de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Il est du devoir de tous les acteurs politiques dans le même élan que le président de la République d’œuvrer tous les jours à la préservation des acquis démocratiques et de la paix en Côte d’Ivoire en faisant  preuve de responsabilité dans les propos et dans les actes.

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