Résiliente, l'économie du Qatar attire les investisseurs étrangers

L'économie du Qatar se porte bien et devrait continuer à croître au cours des prochaines années. Le pays met sur pied de nombreuses réformes destinées à attirer les investissements étrangers, notamment français.

En dépit du blocus dont il fait l'objet de la part de l'Arabie saoudite et de ses alliés depuis juin 2017, le Qatar se montre résilient. C'est le principal enseignement qui ressort de la 17e édition du rapport Doing Business, établi chaque année par la Banque mondiale, et qui prend en compte des facteurs tels que la réglementation, l'infrastructure, la fluidité des formalités administratives ou encore du commerce transfrontalier. Selon ce rapport, publié le 31 octobre dernier, Doha se place au 83e rang mondial (sur 190) des pays où il est facile de conclure des affaires, et au 4e rang dans la région du Moyen-Orient.

Portée par le commerce extérieur, l'économie qatarie continue de croître

Confrontées à l'embargo économique imposé par leurs voisins, et bien conscientes de la nécessité de réduire leur dépendance aux exportations d'hydrocarbures pour évoluer vers une économie de la connaissance, les autorités qataries réforment à tout va et lancent d'ambitieux plans, dans le cadre de leur stratégie « Qatar National Vision 2030 ».

Avec succès, comme s'en est félicité le sous-secrétaire au ministre du Commerce, le sultan Ben Rachid Al Khater lors d'un récent forum, et selon qui le PIB du Qatar est passé de 218 milliards de dollars en 2016 à 222 milliards en 2017, en croissance de 1,6% à prix constants.

Selon le ministre, qui s'appuie sur les chiffres de la Banque mondiale, l'économie qatarie devrait croître de 2,8% en 2018 et d'environ 3% en 2019-2020. Par ailleurs, cette bonne santé économique est portée par d'encourageants chiffres du commerce extérieur : celui-ci a bondi de 18% l'année dernière, et de 16% en ce qui concerne les seuls échanges de marchandises. Les tentatives d'isoler économiquement le Qatar semblent donc n'avoir pas porté leurs fruits, d'autant plus que le pays met en place de nombreuses réformes destinées à attirer les investisseurs étrangers.

Du fait de sa position géographique et de sa politique pro-investissements étrangers, le Qatar se classe parmi les places les plus attractives pour les investisseurs. L'environnement des affaires y est particulièrement favorable et flexible, assurent les autorités qataries, qui autorisent désormais les investisseurs étrangers à posséder jusqu'à 100% du capital de leurs entreprises dans le pays, et jusqu'à 49% des entreprises qataries. Tous les secteurs sont concernés, de l'industrie à l'agriculture, en passant par la santé, l'éducation ou les nouvelles technologies.

Le Qatar séduit les investisseurs français

Preuve du volontarisme de Doha en la matière, la première édition du Qatar-France Business and Investment Forum s'est tenue fin novembre dans la capitale qatarie. L'occasion pour les hommes d'affaires des deux pays de nouer contact. Et, pour les entreprises tricolores, d'en apprendre davantage sur les opportunités d'un pays qui, à seulement quatre heures de vol, représente selon Doha la porte d'entrée sur un marché d'une quarantaine de pays, dont la Turquie, Oman ou le Koweit, pesant 2,1 trillions de dollars de PIB.

Selon l'une des directrices du Qatar Financial Centre (QFC), Sheika Alanoud Hamad al-Thani, le commerce bilatéral entre la France et le Qatar a augmenté de 30% en 2017, la France ayant, selon elle, « placé sa confiance dans le Qatar, un allié stable, sûr et prospère ». Rappelant que le Qatar est classé numéro 1 dans le « Global Entrepreneur Index » et parmi les « dix meilleures places financières au monde », la responsable qatarie a déclaré que son pays avait démontré sa résilience et transformé les obstacles créés par le blocus en opportunités.

Selon le sous-secrétaire adjoint au Commerce, Yahya ben Saeed Al Nuaimi, présent lors du forum, quelque 294 entreprises, dont 228 possédées conjointement par des citoyens qataris et français, et 66 entreprises entièrement françaises, développent actuellement leurs activités au Qatar. M. Al Nuaimi relève également que la France reste une destination de choix pour les investissements qataris à l'étranger. Un message bien reçu par le PDG de la SNCF, Guillaume Pépy, également présent lors du forum, selon qui les opportunités d'affaires entre entreprises françaises et qataries sont nombreuses, notamment en ce qui concerne les start-up.

Mohamed S.

Dernière modification le 02/01/2019

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