UA-UE : hôtels,avions au sol..les révélations du ministre ivoirien des affaires étrangères

Présent lundi 27 Novembre 2017 à l’aéroport pour l’arrivée du Président de la commission de l’UA, dans le cadre la 5eme réunion de haut niveau Afrique-Europe d’Abidjan les 29 et 30 novembre 2017, le ministre ivoirien des Affaires étrangères Marcel Amon-Tanoh, a accepté de répondre à des questions.

Monsieur le ministre, quels sont les temps forts de ce sommet ?

Les temps forts, c’est de relever déjà le défi de l’accueil de ce sommet. Il s’agit de plus de 90 délégations. 55 États membres africains et 28 européens, plus les commissions de l’UA, de l’UE. Les autres défis sont les sujets qui vont être abordés à l’agenda. Il s’agit de rediscuter avec nos partenaires européens de notre partenariat. Le monde a beaucoup changé, le monde a évolué. Il convient donc avec nos partenaires européens de discuter des nouveaux enjeux qui se posent au monde et que nous avons à relever ensemble et voir dans quel meilleur des cadres notre partenariat peut être redéfini.

Qu’allez-vous proposer concrètement à l’Union Européenne ?

Nous africains , aujourd’hui nous ambitionnons de moderniser notre économique par l’industrialisation et la transformation sur place de nos matières premières. C’est un tournant nouveau. Une problématique nouvelle et différente de la problématique précédente qui consistait à exporter nos matières premières non transformées. Ca va nous permettre de créer plus d’emplois et répondre aux problèmes de la migration. Les jeunes s’en vont parce qu’ils ne trouvent pas d’emplois dans leur pays, les perspectives ne sont pas claires pour eux. La question de l’immigration sera à l’ordre du jour parce qu’elle est d’actualité. Je ne reviendrai pas sur le drame libyen, c’est scandaleux et inadmissible. Je crois que la commission de l’Union africaine n’a pas attendu le sommet pour réagir. Je crois que les chefs d’État africains et européens sauront prendre des mesures rigoureuses et condamner cette forme d’esclavage.

La Côte d’Ivoire a-t-elle les moyens pour accueillir tout ce beau monde. Je veux parler des hôtels, des aérogares, la sécurité ect.

C’est vrai que la Côte d’ivoire sort d’une crise. Nous sommes sortis définitivement de la crise en 2011. En même temps l’ONUCI, l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire est une success story. Nous sommes l’un des rares pays au monde qui après 13 ans a vu mettre fin à cette opération. Et la Côte d’Ivoire a pris le relais des défis que nous avons à relever du point de vu sécuritaire. Au niveau de l’hébergement, il y’a une dynamique. On a un taux de croissance en moyenne de 9% depuis 2012. Cela suppose qu’il y’a une dynamique au niveau de l’économie. Ce qui implique qu’il y’a de nouveaux hôtels qui ont été construits. Nous avons la capacité d’accueil. C’est juste certes mais nous avons la capacité, et nous allons l’étendre sur Bassam, Assinie, Yamoussokro.
 
Et au niveau du parc aéronautique vu le nombre d’avions qui atterriront ?

À Abidjan, nous avons la capacité de « parker » 37 à 40 avions. Nous avons également la capacité à Yamoussokro et Bouaké, pour quelques avions. Il y’a a des pays voisins qui nous aident : le Ghana, le Burkina, le Libéria. Toutes les dispositions ont été prises pour que les choses se passent dans les meilleures conditions.

Propos recueillis par Philippe Kouhon

Dernière modification le 28/11/2017

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Philippe Kouhon

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