Après Ouattara hier, Marcel Amon Tanoh a présidé ce jeudi le conseil de sécurité et plaidé pour le financement des OMP africaines.

Marcel Amon-Tanoh, ministre des Affaires étrangères de la Côte d'Ivoire et président du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, a présidé ce jeudi 6 décembre 2018, la réunion du Conseil de sécurité sur la coopération entre l'ONU et les organisations régionales et sous-régionales pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

« C est pour moi un insigne honneur et un privilège de présider la séance du Conseil de ce jour, après celle d’hier présidée par Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, à occasion du second débat de haut niveau, ministériel cette fois-ci, que mon pays organise dans le cadre de sa présidence du Conseil de sécurité » a introduit, le ministre ivoirien des Affaires Etrangères. Il a remercié MM. Antonio GUTERRES, Secrétaire Général des Nations Unies,  Moussa Faki MAHAMAT, Président de la Commission de I' Union Africaine et Jean Claude BROU, Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de I' Afrique de I' Ouest (CEDEAO)  qui honorent la Cote d’Ivoire de leur présence, deux jours successivement, hier et aujourd’hui.

 

Lire aussi >> Alassane Ouattara depuis New York : «J’invite les membres de notre Conseil à répondre favorablement aux attentes et aux appels de I’ Afrique »


« La multiplication et la persistance des conflits dans le monde qui mettent à rude épreuve l’Architecture de Paix des Nations Unies ainsi, que les différents mécanismes de prévention et de résolution des crises, continuent de représenter, pour notre Conseil et pour la Communauté Internationale, d’importants défis et des sources de réflexion collective. Face à la complexité de la situation, il est de plus en plus nécessaire d’adopter des approches innovantes et inclusives qui sortent des sentiers battus, et font appel, dans une synergie d’action, à une plus grande implication de tous les acteurs nationaux, sous-régionaux, régionaux et internationaux, dans la prévention et la gestion des conflits » a-t-il appelé.

 

Pour lui aucune organisation seule ne peut porter le poids de la responsabilité de la gestion des menaces qui pèsent sur la sécurité collective.
« Le cas de mon pays en est une parfaite illustration. Assurément, c est aux Etats que revient la responsabilité première de déceler et d’annihiler les facteurs structurels et conjoncturels propices au déclenchement des crises, notamment par: la réduction des inégalités ; la promotion de I’ Etat de droit et de la bonne gouvernance ; la facilitation à I emploi pour les Jeunes ; et  I’ appui politique à la mobilisation des ressources, tant humaines que matérielles » a fait savoir Marcel Amon Tanoh.

 

Lire aussi >> Conseil de Sécurité, ONU : la Côte d’Ivoire autorise l’UA, le Burkina, le Japon, le Rwanda et le Sénégal à participer aux débats

 

La Côte d’Ivoire dira-t-il, a réussi la consolidation de la paix, après plus d’une décennie de crise grâce à son étroite coopération avec l’ONU, à travers l’ONUCI.  Mais aussi grâce  au Fonds d'appui à la Consolidation de la paix  du Plan conjoint, dénommé « Plan d Action Prioritaire de Consolidation de la Paix» (2011-2014 et 2015-2017) doté de 30 millions de dollars, qui a accompagné les efforts endogènes en matière de gouvernance, de préservation du climat social, de normalisation de la vie politique et de sécurisation des personnes et des biens. Il a en outre, salué le rôle de la CEDEAO dans le règlement de la crise ivoirienne.

 

« Dans mon pays, les négociations conduites par le Sénégal, en sa qualité de Président en exercice de la CEDEAO, ont abouti au premier accord de cessez-le-feu avec la rébellion ivoirienne en octobre 2002 à Bouake. Le Togo a abrité les premières négociations inter-ivoiriennes d’octobre 2002 à décembre 2002, qui ont eu le mérite de poser le principe d’une solution politique au conflit » a-t-il rappelé. Occasion enfin pour lui de saluer le Ghana, l’Afrique du sud et le Burkina Faso pour leur médiation.

 

Lire aussi >> Conseil de Sécurité-Onu : Alassane Ouattara depuis New York : « c’est un moment de fierté pour notre pays »

 

Quant aux engagements de la Côte d’Ivoire dans les conflits sous régionaux, il a souligné la médiation du président Ouattara, alors président en exercice de la Cedeao en 2012 au Mali après le putsch du capitane Sanogo.

Sur la question du financement des opérations de maintien de la paix en Afrique,  le ministre Marcel Amon Tanoh, a relevé que seule une action solidaire entre les Nations Unies et I' Union Africaine permettra d'envisager des solutions appropriées et durables.

«  C'est tout le sens de I' étroite coopération entre ces deux Organisations qui mérite d'être encouragée et renforcée, notamment en ce qui concerne la question déterminante du financement des Operations de paix africaines » a-t-il dit avant d’inviter  toutes les parties prenantes à franchir une étape supplémentaire, « afin de trouver des solutions durables et indispensables au fonctionnement efficace des Operations de soutien à la paix de I' Union Africaine ».

« La Cote d'Ivoire entend y prendre toute sa part, et espère que son expérience, en matière de sortie de crise, qu'elle tient à partager, contribuera à I' atteinte de cet objectif, pour le bonheur des peuples et le développement de I' Afrique » a conclu Marcel Amon Tanoh.

Philippe Kouhon, envoyé spécial aux nations unies

 

Dernière modification le 06/12/2018

A propos de l'auteur

Philippe Kouhon

E-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Site d'actualité et d'informations en continu sur l'Afrique francophone‎ et le monde.

 

Vos informations également disponibles dans votre magazine en version Pdf sur le site, et en kiosque en France, Belgique et plusieurs pays d'Afrique francophone.

Derniers articles

Les plus populaires

Newsletter

Soyez au courant de toutes les news, inscrivez-vous à notre Newsletter!