Mutuelle des artisans : Nous aiderons seuls les artisans en règles vis-à-vis de la loi (Bamba Mory)

Le président fondateur de la Mutuelle des artisans de Côte d’Ivoire (MUDACI), Bamba Mory a eu un déjeuner de travail ce lundi 28 janvier 2019 à Abidjan avec un groupe d’artisans. Au menu, le code communautaire des artisans de l’espace Uemoa et l’arrêté ministériel portant suspension des taxes sur l’identification et la traçabilité des produits forestiers.

« Nous voulons à travers la mutuelle, accompagner notre ministre de tutelle dans sa politique de modernisation du secteur de l’artisanat par l’organisation et la sensibilisation des artisans » a introduit Bamba Mory. Abordant la question des nouvelles redevances imposées par le nouveau code communautaire des artisans des pays de l’Uemoa entré en vigueur depuis Juillet 2014 et qui exige désormais à tout professionnel du métier de l’artisanat, un registre des Métiers en lieu et place du registre de commerce, Bamba Mory a dit : « nous comprenons les préoccupations des artisans qui ont déjà leurs registres de commerce et à qui on demande de se conformer à la nouvelle règle. Certains n’ont pas les moyens de fournir les documents exigés ou payer par exemple 10.000 Fcfa, 15000 fcfa ou 16.000 Fcfa pour se faire enregistrer et obtenir une carte professionnelle ou une simple attestation. L’une des missions premières de la mutuelle sera d’expliquer le contenu réel de cette nouvelle disposition mais aussi de proposer en contre partie des services de compensation. Car si nous aimons la Côte d’Ivoire et nous voulons y développer nos business, il est important de se conformer aux règles établies. La Mudaci a beaucoup à faire profiter aux artisans, mais à seulement ceux qui seront en règles vis-à-vis de la loi ».


Eaux et forêts : Un arrêté ministériel en souffrance


« Je ne suis pas informé de cette note que vous citée » nous a répondu un agent des eaux et forêts en poste à Bouaké. En effet par l’arrêté N°00624/MINEF/DGEF/DPIF du 24 novembre 2011 modifiant l’arrêté N°00505/MINEF/DGEF/DPIF du 15 septembre 2011 portant identification de l’origine légale et traçabilité de produits forestiers commercialisées en Côte d’Ivoire, « le contrôle des Agréments portant installation et fonctionnement des unités de menuiserie et d’ébénisterie soumises à la taxe communale et à l’impôt synthétique est suspendu » à compter du 07 septembre 2018, date de la signature de la présente note en attendant l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions.
« Malgré cette nouvelle disposition les agents des eaux et foret continuent de nous prendre 200.000 fcfa pour bénéficier d’un permis d’exploitation du bois de brousse » nous explique Yaya Laciné, patron d’une unité de menuiserie à Bouaké.


« Nous sommes contre tout acte illégal. L’arrêté signé par le ministère des Eaux et Forets doit être appliqué à commencer par les agents dudit ministère. Avec la Mutuelle on verra comment aider les artisans surtout du secteur du bois à les acquérir en passant par la voie légale. Enfin de ce pas nous continuerons notre tournée de sensibilisation à l’intérieur du pays afin que chaque artisan se mette en règle vis-à-vis de la nouvelle loi, obtenir son registre des Métiers et sa carte professionnelle » a fait savoir Bamba Mory.

Philippe Kouhon

Dernière modification le 29/01/2019

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