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Régina (Yaou) est partie, vive Régina (Yaou) : réactions d’acteurs du monde du livre-Côte d’Ivoire

Suite au décès de Régina Yaou, l’écrivaine prolixe Ivoirienne, le vendredi 3 novembre 2017 des suites d’un malaise, des écrivains et acteurs du monde du livre en Côte d’Ivoire s’expriment sur la vie de celle qui était considérée comme la ‘’Mama’’ de la littérature Ivoirienne.

Ange Félix Ndapkri, président des éditeurs de Côte d’Ivoire : « C’est une grande perte pour la famille du livre en Côte d’Ivoire »

« Cette nouvelle nous a énormément attristés, car rien ne présageait son départ. Il y’a seulement quelques mois de cela, nous lui rendions hommage à la 9ème édition du Salon du Livre d’Abidjan (SILA), pour ce qu’elle représente pour la plume ivoirienne. En tant qu’écrivain, il faut dire que Régina Yaou a traversé les générations. Elle appartient aux premières générations, mais aussi, à la dernière génération et je peux le dire sans me tromper, elle est très appréciée par ces derniers. Tout le monde se retrouve en elle. Aujourd’hui où elle n’est plus, je souhaite vivement qu’on cherche à découvrir réellement qui était réellement cette dame en tant qu’écrivain ».

Macaire Etty, président des écrivains de Côte d’Ivoire : « C’est un mur de notre édifice qui s’est écroulé »

« Évidemment, nous sommes dévastés nous écrivains. C'est un mur de notre édifice qui s'est écroulé. Régina Yaou est la diva de la littérature Ivoirienne. Une grande perte. Une énorme perte ».

Fatou  Diomandé, écrivaine ivoirienne vivant en France : « Je reprends le flambeau avec brio comme tu l’avais souhaité ‘’Maman’’ »

« J’ai reçu la nouvelle de son décès comme une décharge électrique. Depuis notre rencontre en 1999, nous nous ne sommes jamais quittées. Maman Régine est celle-là même qui a guidé mes premiers pas vers l’écriture, celle-là qui me tirait les oreilles chaque fois qu’il m’arrivait de baisser les bras. Pour moi, elle n’est pas partie, elle est là, à mes côtés, en moi, et je lui ferai l’honneur en écrivant encore et encore des œuvres afin de ‘’reprendre le flambeau avec brio’’ comme elle l’avait souhaité pour moi ».

Dr. Diahou Bertin N’Guessan , poète et éditeur : « On ne lui marchait pas sur les pieds »

Une plume s’est couchée. Celle de Régina Yaou. Pour moi, c’était une grosse plume, une déesse des mots. La matriarche des lettres ivoiriennes. Prolixe, elle a produit de nombreuses œuvres dont deux m’ont marqué. Lezou Marie ou les écueils de la vie (1982) et Aihui Anka produit. En tant qu’éditeur et poète, j’avais de l’admiration pour elle. On ne lui marchait pas sur les pieds. Sinon, elle quittait sa stature de matriarche pour descendre dans l’arène des humains. Le monde des lettres perd l’un de ses plus grands acteurs. Je pense à celle qui, pour moi, je le crois, est sa fille spirituelle, Isabelle Kassi Fofana. Pour terminer, je veux emprunter un mot à Tiburce Koffi : « Régina est partie, Vive Régina ! ».

Charles Pemont, écrivain et éditeur : « C’est une bibliothèque qui est partie »

« Nous n’avons pas eu tort de lui rendre hommage lors de la 9ème édition du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA), en mai dernier. C’était sans le savoir prémonitoire. Il vaut mieux rendre hommage lorsque la personne est ivante, et nous l’avons fait pour cette bibliothèque. Cependant, je peux le dire Régina Yaou part en paix,  et restera à jamais dans nos cœurs ».

Propos recueillis par Ouattara Roxane

Dernière modification le 05/04/2018

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Ouattara Roxane

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