Fespaco 2019 : le cinéma africain pas assez connu en Afrique (Louise Mushikiwabo-SG OIF)

La secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo est arrivée le mercredi 27 février 2019 dans la capitale burkinabè,Ouagadougou, dans le cadre du Fespaco. Elle a été accueillie par les ministres Abdoulkarim Sango (Culture, arts et tourisme) et Alpha Barry (Affaires étrangères et coopération internationale).

« Le Fespaco est un rendez-vous très important pour le continent. Je suis donc très honorée d’être là d’abord en tant que secrétaire générale de la francophonie, mais aussi en tant qu’africaine. En plus mon pays d’origine, le Rwanda est à l’honneur cette année. C’est le signe d’un rapprochement entre nos deux pays, le Rwanda et le Burkina Faso. Et cela est en rapport avec notre mandat à la tête de l’OIF, tisser des liens dans l’espace francophone » a introduit, Louise Mushikiwabo (58 ans).  

Elue en octobre 2018, la secrétaire générale de l’OIF qui n’a pris fonction officiellement qu’en janvier dernier est à son tout premier Fespaco : « Je n’ai jamais participé avant à un Fespaco, sauf que j’en sais beaucoup ».

L’OIF est un partenaire privilégié du Fespaco. Sur le soutien de l’organisation francophone au Festival, Louise Mushikiwabo a dit : « En dehors du soutien que l’organisation apporte déjà au festival, nous avons une relation privilégiée avec le Fespaco bien avant mon arrivée à l’Oif.  Et cette relation va continuer. Je pense que le cinéma africain n’est pas assez connu en Afrique. Une des choses qu’on devrait faire à partir de ces cinquante ans, c’est vulgariser le cinéma africain à travers le continent.  Deuxièmement, il faut mettre l’accent sur la qualité et la commercialisation. Certes le talent est là mais nous devons aller vers la compétitivité ».

Quand on lui demande avec quels moyens le cinéma africain pourra effectivement atteindre ce niveau de la qualité bon pour affronter le marché, elle. répond : « Quand on a un bon produit, il y a toujours des acheteurs. Ces détails sont importants, mais on devra les étudier ensemble. Comme vous le savez, le cinéma est très avancé dans le monde, l’Afrique est là mais pas assez. Il faudra pour cela faire un vrai marketing pour le cinéma africain et apporter un soutien à la commercialisation parce que nos cinéastes et artistes doivent bien vivre de leur métier aussi ».

Sur l’agenda burkinabè de la secrétaire générale de l’OIF, figure le jeudi 28 février, un petit déjeuner de travail avec le ministre Alpha Barry suivi de l’ouverture du centre multimédia de la francophonie à Ouaga 2000 et la visite du Mica (marché international du cinéma africain et de la télévision).

Le vendredi 1er mars, l’OIF organise une réception à la piscine de l’hôtel Laico sis à ouaga 2000 suivi de la nuit culturelle du Mali à la résidence du Mali en présence des présidents Roch Kaboré, Ibrahim Boubacar Keita et Paul Kagamé. Lors de la soirée de clôture du Fespaco le samedi 2 mars, la secrétaire générale de l’OIF remettra les prix « poulain d’or, d’argent et de Bronze) au Palais des sports de Ouaga.

 

Philippe Kouhon, envoyé spécial au Fespaco

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Philippe Kouhon

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