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Côte d’ivoire : réactions d’artistes en sit-in devant le Burida pour le départ d’Irène Vieira

Des artistes ivoiriens organisent depuis le mardi 14 mai 2019 un sit-in illimité devant le siège du bureau ivoirien du droit d’auteurs (Burida) pour exiger le départ de la directrice générale Irène Vieira Assa.

Répondant à l'appel du Collectif d’Artistes pour le Changement au Burida (CACB), du Syndicat des Artistes Musiciens de Côte d’Ivoire (SAMCI) et du Syndicat National des Artistes Interprètes et Intermittents du Spectacle de Côte d’Ivoire (SYNARIS-CI), ces artistes ont manifesté pour demander la révocation de la Directrice Générale Irène Viéra qu'ils accusent de mauvaise gestion. AFRIKIPRESSE a recueilli des réactions de manifestants.

Saga Premier, artiste chanteur : « La maison, le Burida appartient aux artistes. Les artistes demandent à être payés par le Burida à au moins 150.000 Fcfa par mois. Avec cette somme, un artiste peut se prendre en charge. Cela lui épargne de faire d’autres activités, et lui permet d’avoir le respect des gens. Un artiste doit pouvoir se concentrer et produire une œuvre de qualité. Mais au lieu de cela, nous sommes obligés de faire de petits boulots pour tenir parce qu’on n’a rien. Donc je dis à Mme Viéra d’aller chez elle, qu’elle laisse la maison pour que les artistes la gèrent. »

Akowè, artiste comédien: « Je suis au Burida pour dégager la DG afin de percevoir mes droits normalement. Depuis plusieurs années de travail, je n’ai jamais perçu un rond. Elle a tout cet argent en devers elle, et elle oublie le devoir des artistes. C’est nous qui travaillons, qui créons et qui produisons. Mais quand elle a cet argent, elle nous nargue. Et aujourd’hui, elle-même a avoué publiquement devant les artistes qu’elle a détourné notre argent. Elle fait quoi là? Qu’elle parte! Nous sommes venus nous asseoir jusqu’à ce que les autorités trouvent les solutions à notre problème. Je n’ai jamais perçu de droit avec 38 ans de carrière. »

Paul Mady’s, artiste chanteur : « Les artistes sont là ce matin pour créer leur ras-le-bol, pour dire assez, trop c’est trop. En dehors de 5 artistes qui sont connus à l’international, la majorité, 12 000 artistes, est malheureuse. Elle vit dans la détresse, la misère et meure dans des conditions déplorables. Au moment où je vous parle, il y’a des artistes qui vivent dans des mosquées et des églises. Certains ont préféré se retirer dans les villages, ce qui n’est pas normal. Dans la vie tu travailles pour pouvoir vivre du fruit de ton travail. Dans le domaine de l’art en Côte d’Ivoire, rien. On nous considère comme des drogués, des bon à rien. Ce qui n’est pas normal parce que la culture est le miroir de toute société. Quand il s’agit de la culture, on devrait mettre les bouchées doubles. Il y’a des artistes qui touchent 850 Fcfa comme droit d’auteur, Le groupe Sakoloh, après une seule répartition, n’a plus rien touché

Une délégation du collectif du Cacb conduite par Fadal Day, le porte parle a été reçue à la Primature pour trouver une solution à cette situation de crise qui dure depuis 9 mois.

Yaya Kanté

 

Dernière modification le 16/05/2019

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