Arafat DJ condamné à 12 mois de prison pour son mépris pour la justice : le Procureur avait prévenu

L’information relative à la condamnation de DJ Arafat, le vendredi 25 mai 2018, à 12 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, assorti de 20 millions de FCfa de dommages diffusée sur les réseaux sociaux le même jour, a été confirmée par un membre du bureau du Procureur de la République, Tribunal de Première Instance ( TPI ) d’Abidjan.

« Oui, nous vous confirmons l’information. Il a bel été bien été condamné. Et nous pensons qu’il n’échappera pas  à la prison. Avec son mépris habituel, il s’est permis de narguer le TPI (Tribunal de Première Instance: Ndlr), en refusant de répondre aux convocations, sûr qu’il semblait être de son arrogante impunité », a dit notre interlocuteur.  

Rappel des faits : le vendredi 5 janvier 2018, DJ Arafat tuyau à la main, diffuse sur les réseaux sociaux une scène à travers laquelle, on le voit bastonner un de ses danseurs couché sur le ventre, les bras en croix, après l’avoir mis à poils. Dans la vidéo, l’artiste-chanteur pour justifier son acte, reprochait à sa «victime » d’avoir fumé de la drogue chez lui à domicile.

Devant l’indignation provoquée par la scène, Afrikipresse avait joint le Procureur de la République, Adou Richard qui avait dit : « J’ai été informé de cette histoire, mais je vais vérifier. Les faits se sont déroulés, semble-t-il, aux Deux-Plateaux ou à Angré. Je vais vérifier avec mes éléments qui sont sur place, s’il y’a une plainte qui a été portée, pour suivre la procédure. (...) Oui, évidement nous pouvons nous auto-saisir. Mais comme je vous l’ai dit, je n’ai pas encore vu l’élément parce que je n’étais pas sur place. (…) Déjà, j’ai demandé deux choses. Dans un premier temps, j’ai demandé aux agents de la DITT (Direction de l’Informatique et des Traces Technologiques) de me retrouver l’élément, et on va voir ce qu’il y’a lieu de faire. Les agents de la DITT sont les gendarmes de l’internet, comme on le dit. Ce sont les gendarmes de tout ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Ce sont nos unités ici. Et la deuxième chose est adressée en direction du commissariat du 22è Arrondissement de Police. Je dois savoir si une plainte y a été portée, car c’est leur zone de compétence. Ce sont eux qui doivent avoir reçu la plainte, et me rendre compte de ce qui s’est passé. Maintenant, si la personne n’a pas porté plainte, que je regarde et constate que les faits méritent une poursuite, évidemment, je les engage tout de suite… ».

L’artiste qui est en ce moment à l’extérieur de la Côte d’Ivoire , et qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt , pourrait s’il rentre au pays, être conduit en prison, sauf si dans le cadre d’un appel, il obtient un sursis à exécution, ou une dispense, selon un juriste.

Claude Dassé

Dernière modification le 26/05/2018

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