Au Bénin, depuis la Conférence nationale qui a ouvert la voie au multipartisme, on assiste à un émiettement continu du champ politique. Largement tributaire du nomadisme politique, la création de partis politiques est devenue une activité rentable. Le Bénin compte aujourd’hui plus de 300 partis politiques dont à peine 10% ont exercé un mandat électif depuis 10 ans. Pire, depuis la fin du Marxisme-léninisme marqué par des années d’autoritarisme, aucun membre du sérail politique n’a été élu Président de la République jusqu’à ce jour. Mais comment rationaliser le champ politique, sans porter atteinte au droit d'association, et à la liberté d'expression?

Février 2016, alors que la campagne présidentielle battait son plein, Lionel Zinsou était en visite à Abomey, cité historique symbole de la pénétration et de la domination française. Accueilli par une foultitude de curieux, le candidat savait quoi servir pour captiver. La question du rapatriement des biens culturels s’invite ainsi dans le débat national. Quelques mois plus tard, c’est à travers une envolée de parole du ministre Pascal Irénée Koukpaki, que les journalistes vont apprendre que le Président Patrice Talon tenait à réaliser la promesse de son challenger ; et que la France serait déjà officiellement saisie.

A l’instar de plusieurs pays africains, le Bénin a lancé une opération de déguerpissement qui est rentrée dans sa phase active depuis le 4 janvier. Ces opérations sont justifiées, par le pouvoir central, au nom de la récupération du domaine public, de l'aménagement urbain et surtout la lutte contre l'informel. Si les objectifs de cette opération peuvent sembler justifiés, au vu de l’anarchie qui règne, il faudrait comprendre comment en est-on arrive là?

L’interpellation puis la garde à vue , par la compagnie de gendarmerie maritime du port de Cotonou, le vendredi 28 octobre 2016, de Sébastien Ajavon, arrivé en troisième position aux dernières élections présidentielles béninoises, fait grand bruit dans le pays.


Le 5 octobre dernier, le gouvernement béninois a adopté un décret portant interdiction des activités des associations et organisations estudiantines faitières, dans les quatre universités nationales (Université d’Abomey-Calavi, Université de Parakou, Université polytechnique d'Abomey et l'Université des Sciences agronomiques de Porto-Novo). Si cette décision administrative ambitionne de mettre de l’ordre dans les universités publiques du Bénin, en particulier à l’UAC en proie à la violence et à l’insécurité depuis plusieurs années, cette suspension porte des germes dommageables à la liberté.

Au Bénin, depuis le mois de juillet sept maires se sont vus retirer leurs mandats et, douze autres sont actuellement en procédure de destitution. La spirale des votes de défiance telle un ouragan, balaie la relative stabilité observée jusque-là. Plus d’un an après la fin des élections communales, le Bénin semble revivre à nouveau des communales avec l’avènement du régime dit de la «Rupture ». Entre véritable volonté d'assainissement et règlements de comptes politiciens, la frontière est fine.
La lutte contre la corruption passe par le suivi et la traçabilité des patrimoines des dirigeants. Cette prescription est d’ailleurs actée dans l’article 52 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 aux termes duquel : « …Ils sont tenus, lors de leur entrée en fonction et à la fin de celle-ci de faire sur l'honneur une déclaration écrite de tous leurs biens et patrimoine adressée à la chambre des Comptes de la Cour Suprême.…».
Présent à Abidjan dans le cadre du match retour du deuxième tour éliminatoire de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) des cadets de football entre la Côte d’Ivoire et le Bénin joué le samedi 20 août 2016, Oswald Homeky , ministre béninois des sports, sollicité par afrikipresse.fr, a accepté de revenir sur la crise qui a secoué la Fédération Béninoise de Football (FBF) dans les mois de mai et juin 2016.
Les Eléphanteaux de Côte d'Ivoire ont éliminé les Ecureuils juniors du Bénin à l'issue du match retour des éliminatoires de la CAN des cadets le samedi 20 août 2016 à Abidjan.
Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré est rentré de Niamey au Niger, où il a participé à la 3e session ordinaire de la conférence des Chefs d’État du Conseil de l’entente, le lundi 11 juillet 2016.
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