Interview-« Le vrai nom de Kabila est Hypolite Kanambé, Kagamé construit le Rwanda avec le sang des Congolais "(François Mbuku.K)

François Mbuku Kasa est le président du Front des militants Kongolais (FMK). Il réside en Europe, loin de son Congo natal depuis plusieurs années. Dans cet entretien réalisé dans un pays européen, le leader du FMK parle de son mouvement et du combat que celui-ci mène contre Joseph Kabila, pour le respect de la constitution.

Ceux qui ne sont pas trop branchés sur l’actualité congolaise disent que vous êtes le parrain d’un groupe de combattants congolais ici, réputé violent. Que pouvez vous dire à ce sujet ?

Non, pas tout. Nous ne sommes pas violents. Les combattants ne sont pas des violents. Les combattants sont des pères de famille, donc, on nous appelle aujourd’hui des combattants politiques. Nous avons ramené ces combattants à la politique pour leur permettre de pouvoir connaître leurs droits, de se défendre et de pouvoir défendre le peuple congolais. Donc le combattant, il se présente comme gendarme du peuple. Monsieur Kabila est le Président de la République. Cet homme est venu au Congo. Nous nous sommes des Congolais, mais par contre pour moi, un président devait défendre sa population. Mais nous ne pouvons plus retourner chez nous parce qu’il y a le service de l’ANR (Agence nationale de renseignement NDLR) qui nous fiche. Les combattants sont des Congolais responsables. Ce sont des pères, des mères de famille, des patriotes qui se sont pris en charge et qui se sont dit qu’ils ne pouvaient pas laisser leur pays aller à vau-l’eau. Pour la défense de leur patrie ils se sont organisés. Nous avons bien vu qu’au départ il y avait ce que l’on appelait le concert par exemple des Congolais. Il y avait des artistes congolais qui arrivaient en Europe, en France, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis, et en ce moment-là nos enfants ne faisaient plus leurs études, et c’est ça qui a fait qu’aujourd’hui nous avons réfléchi, nous avons poussé plus la réflexion. La diaspora est mature et prête à aller libérer son pays. C’est vrai, il y a eu des petites bavures comme l’agression de l’ancien président du CENAC à la gare du Nord ; cela était la mauvaise réputation. Mais aujourd’hui les combattants veulent défendre leur patrie. On a décrié les choses au niveau de la communauté internationale. On a expliqué ce qui se passait au Congo, mais on avait l’impression que personne ne nous écoutait. Alors lorsqu’on écoute plus un peuple, ce peuple pourrait tout faire pour se faire entendre. C’est pour cela que vous avez vu qu’au départ il y avait un peu de la violence. Mais maintenant, il y en a plus parce qu’ils sont devenus des combattants politiques.

On a l’impression que vous n’avez plus trop envie de négocier avec le président Kabila, alors que la situation dans le pays s’apaise actuellement. Et il y a un accord politique. Qu’est ce que vous en pensez ?

Pour les négociations , je pense que Monsieur Kabila est animé d’une mauvaise foi. Étant président, il est celui qui devait organiser les élections. Nous avons remarqué qu’il cherche à prolonger son mandat. Il a fait voter à travers un référendum la Constitution de 2006 et cette même constitution n’était pas et n’est pas respectée jusqu’aujourd’hui. M. Kabila a fait les choses expressément. Et je ne vois pas comment vous pouvez négocier avec quelqu’un qui vient occuper votre pays.

Il est président. Comment il a occupé votre pays ?

Nous savons l’origine de Kabila, Kabila est arrivé en compagnie de AFDL avec l’armée rwandaise. Donc il est venu entre 1996-1997. Nous avons vu qu’à la faveur de l’opération Turquoise des rwandais sont rentrés en 1994 dans notre pays.

Pourtant le Rwanda ne s’entend pas avec Kabila ; ou bien ... ?

Bien sûr que si . Qui a placé Kabila ? Vous vous souvenez à l’époque de M. James Kabarené ?

Il y a eu des attaques dans le pays et Kabila a accusé le Rwanda.

Il n’a jamais porté plainte contre le Rwanda. L’armée rwandaise a agressé, violé , tué les femmes au Congo. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est les rapports.... Et ces rapports sont en train de l’expliquer au monde. Donc, je reviens à votre question. Si Kabila était de la bonne foi aujourd’hui , on n’allait pas avoir cette crise au Congo.

La situation se calme un peu, l’église catholique a proposé une médiation, l'opposant le plus farouche tente de se calmer …

Nous pensons que Kabila devrait respecter la Constitution, parce que dans la Constitution de la RDC, le président a droit a un mandat renouvelable une seule fois. Donc, il a 2 mandats en tout. Mais Kabila est arrivé depuis 2001 après l’assassinat du président Laurent D. Kabila qui a été son père adoptif, parce que nous avons des contacts avec les enfants légitimes du président Laurent D. Kabila.

Vous semblez avoir plus de respect pour le père que pour le fils…

Oui, parce que le père est un Congolais. Il est notre compatriote, mais Kabila ne l’est pas . Si Kabila l’était , il allait prendre soin de son peuple. Je n’ai jamais vu Kabila défendre le peuple congolais.

Voulez vous dire que son père était un bon président

Oui, mais c’est vrai qu’il n’a pas été préparé, c’était un maquisard, nous ne disons pas que tout ce qu’il voulait faire était bon. Déjà pour être président, il faut qu’on soit diplomate. Il manquait la diplomatie et c’est ce qui a fait qu’il est parti trop vite sans savoir comment gérer la chose politique. Par contre Laurent D. Kabila, avait l’esprit de construire. Comme Lumumba le disait toujours, ‘‘A chaque fois que les Congolais vont vouloir construire leur pays, il y aura d’autres Congolais qui seront là pour les trahir’’. C’est ce que nous sommes en train de vivre aujourd’hui. Le vrai nom de Kabila est Hypolite Kanambé, le fils de Christophe Kanambé, qui est son père.

Ce dernier est-il encore en vie ?

Son père biologique est mort, il n’est plus vivant. Christophe Kanambé fut le meilleur ami à Laurent D. Kabila. Il lui a dit de prendre soin de ses enfants s’il ne vit plus, comme on le dit toujours en Afrique.

Ce que vous dites, ça vous engage. Est-ce que les Congolais disent cela ?

Mais bien sûr. C’est connu de tous les Congolais. Mais il n’y a que certains qui font semblant de ne pas savoir cela . Nous avons vu l’exemple de Barack Obama. On a dit qu’il n’était pas Américain. Qu’est ce qu’Obama a fait, il a cherché à brandir son acte de naissance, mais Kabila ne nous a jamais montré qu’il est Congolais. Il ne s’est jamais exprimé là-dessus. Donc nous savons que Kabila est arrivé avec l’armée rwandaise. Vous êtes de la presse, une grande presse en Afrique. Souvenez vous que monsieur James Kabaréné était le chef d’état major du Congo et aujourd’hui, monsieur Kabaréné est ministre de la Défense du Rwanda voilà tout est clair.

Il a été ministre sous Kabila-père ou sous Kabila-fils

Lorsqu’ils sont rentrés avec l’AFDL ils ont envahi Moboutou qui a pris la fuite. C’est lui qui a pris la place de Kabila fils , le père n’avait pas de parti .

Oui, c’est lui qui a commencé et le fils continue la rwandisation du Congo.

Kabila-père, c’était comme une marionnette qu’on a utilisée tout simplement. C’est tout simplement cela. Nous , nous sommes réveillés , nous sommes prêts pour gérer notre pays, il y a la nouvelle génération qui est là. Nous représentons les valeurs. Nous voulons, un État de droit.

Donc, pas de dialogue possible avec le président Kabila

Pour nous dans la résistance, aujourd’hui nous considérons Kabila comme un occupant et Kabila doit partir. Et aujourd’hui, nous sommes fiers , parce que notre message est capté, il y a l’éveil patriotique au Congo, les Congolais commencent à parler comme la diaspora. Ils commencent à expliquer des choses sur place sur le terrain. Maintenant ce que nous demandons , il faudrait que la communauté internationale puisse aller encore plus loin pour concrétiser les choses , parce que à ce que je sache elle prend des sanctions à partir de mi-décembre . Moi je pense qu’elle devraient aller encore plus loin et interpeller Kabila sur ce qu’il fait . J’encourage la communauté internationale à écouter une fois de plus le peuple congolais. Le peuple congolais veut la démocratie, un État de droit.

Vous refusez le dialogue national, la nomination du premier ministre, qui peut être l’un de vous, vous refusez la médiation de l’église qui demande de revenir à la table discussion....

Combien de fois , nous avons proposé à dialoguer avec cette personne? Kabila a préparé le dialogue, il a fait le dialogue à sa taille , il a fait le dialogue sans pouvoir tenir compte des recommandations que lui a faites la communauté internationale. Maintenant, il a fait des choses comme il veut, il fait toujours des choses à sa sauce. Kabila n’a aucun respect pour ses opposants, Il n’est pas un démocrate. Nous voulons que Kabila puisse respecter d’abord la constitution. Si Kabila veut vraiment être respecté par les Congolais et rentrer dans l’histoire, qu’il dise qu’il ne sera pas candidat en 2016. Je pense aujourd’hui le peuple congolais veut tout simplement appliquer l’article 64 de la Constitution. Cet article qui donne au peuple congolais le droit de barrer la route à ceux qui veulent s’accaparer du pouvoir par la force. Maintenant comme le peuple veut utiliser l’article 64, Kabila veut utiliser la force, les canons pour tuer la population et c’est cela que nous voulons éviter .

Avant de revenir à Kabila, il y a un acteur politique qui est absent mais qui a pesé dans votre pays c’est Jean-Pierre Bemba. Que pensez-vous de lui ? Est-ce que vous croyez que son sort qui est le sien est juste ? Pensez-vous qu’il le mérite et croyez vous qu’il a encore un avenir dans votre pays ?

Je peux dire que Jean-Pierre Bemba est un patriote congolais qui a voulu aussi le bien de son pays. Mais je pense que son sort est un peu compliqué parce que par rapport à nos informations, l’erreur de Jean-Pierre Bemba, a été de composer avec Kabila au départ. Il a soutenu Kabila face à la pression de la communauté internationale. Vous voyez, il n’y a rien du tout qui évolue au Congo c’est pour cela nous les Congolais, nous les fils de ce pays, nous voulons que le Congo puisse se réveiller, nous voulons que l’on puisse donner la chance à ce Congo. Aujourd’hui, à cause du minerai dont le pays regorge, à l’Est, on viole, on massacre, on tue et on éventre des femmes. Ce sont des choses inacceptables. C’est pour cela que nous avons mis en place cette force que l’on appelle les combattants et ces combattants aujourd’hui sont écoutés.

Comment vous vous positionnez par rapport à d’autres leaders comme Vital Kameré le leader, le gouverneur de Lummunbashi qui est aujourd’hui opposé à Kabila ?

Nous sommes en train de nous positionner d’abord par rapport au rassemblement. Mon parti le Front de militants congolais pense d’abord à se positionner par rapport au rassemblement et au dynamisme de l’opposition parce que nous pensons que le rassemblement a voulu bien rassembler les gens, mais dans le rassemblement il faudrait que l’on puisse ne pas oublier la diaspora. Il faudrait que la diaspora puisse avoir une place dans le rassemblement comme cela nous pourrions travailler ensemble. Nous ne refusons pas de parler , discuter, ou dialoguer. Mais, on dialogue avec quelqu’un qui respecte les normes, qui respecte le jeu. Alors que Kabila ne respecte pas les règles de jeu. Donc, comment négocier avec cette personne. Il est en train de s’appuyer sur la médiation des catholiques pour négocier avec nous parce qu’il sent son dos au mur. La vraie opposition c’est dans la diaspora, c’est la résistance, Ce sont les combattants politiques .Les combattants sont des combattants politiques, je souligne bien parce que parmi eux, il y a de grandes personnes, des personnes intelligentes, matures, formées, diplômées, des médecins, il y a tout le monde au niveau des combattants de la diaspora.

Vous dites que vous êtes leader, président du FMK, étant Congolais quel est le statut de votre parti dans votre pays ? Est-il reconnu ? Et pourquoi vous écrivez avec K au lieu de C , le nom de votre pays ? Est-ce que cela ne remet pas en cause votre légalisation , parce que c’est la RDC et non le Congo avec K ?

Le Congo avec K, vous connaissez certainement l’histoire mieux que moi. Congo avec K, c’est le royaume Kongo, c’est l’authenticité du mot et c’est ce que nous avons voulu mettre en place. Par rapport à notre statut, nous sommes ici en Occident, nous œuvrons en exil en quelque sorte. Moi personnellement, je n’ai aucun droit d’aller au Congo.

Etes-vous interdit d’y aller ?

Bien sûr, nous sommes fichés.

Mais, il n’y a pas de procédure judiciaires.

Pour l’instant, nous avons subi quelques attaques, même s’il y a des choses que je ne peux pas dire devant la caméra.

Vous considérez vous comme étant en exil ?

Tout à fait !

Et ce depuis combien d’années ?

Depuis plusieurs années.

Et êtes-vous prêt à rester encore longtemps en exil ?

Non, nous voulons le départ de Kabila pour que nous puissions retourner pour aller reconstruire notre pays. Nous voulons un Congo grand, un Congo meilleur. Nous voulons qu’il y ait la démocratie au Congo, pour que l’État de droit puisse exister. Nous même, dans notre mouvement au sein du FMK, nous avons préparé ce qu’on appelle le juge des élus. Je vais m’expliquer, le juge des élus, ce sont des personnes, des femmes intègres qui vont pouvoir juger les élus, parce qu’au Congo, on n’a jamais jugé les gens. Au Congo, on n’a jamais eu peur de la loi. C’est ce que nous voulons. Nous ne sommes pas là pour nous venger, nous voulons construire. Même si Kabila veut partir, nous pouvons négocier. S’il estime qu’il est temps de partir et qu’il veut bien le faire, nous pouvons négocier.

Avez-vous des garanties ?

Tout à fait ! Mais ce que nous voulons, c’est qu’il parte et qu’il y ait vraiment une transition de pouvoir, des élections paisibles, démocratiques, des élections apaisées et qu’il n’y ait pas de fraudes. Vous avez vu ce qui s’est passé en 2011, c’est quand même grave. Vous-même, la presse, avez vu que ce n’était pas des élections. On a retrouvé des bulletins de vote et des urnes partout. Ce n’était vraiment pas des élections, mais malgré tout cela, il est toujours Président. Nous voulons mettre de l’ordre dans la maison, nous voulons que le grand Congo puisse se réveiller. Et que dans ce Congo, il y ait une organisation de l’armée, le respect du territoire. Aujourd’hui, le Rwanda fait ce qu’il veut, il rentre et ressort comme il veut, il tue à l’Est et nous ne sommes pas d’accord avec cela. Voilà ce que nous voulons.
Quand vous dites que votre mouvement est reconnu, il est déclaré où ?
Pour l’instant, nous sommes en Occident, nous sommes déclarés ici.

Avez-vous tenté de le déclarer là-bas ?

Pour l’instant, nous ne pouvons pas. J’ai rencontré des opposants qui sont sur place, quand ils sont arrivés ici. Il y en a d’autres qui m’ont même proposé d’acheter un parti. Vous avez déjà vu cela ? C’est grave et même très grave. Quand nous entendons cela , nous disons que nous avons des valeurs , de l’éthique. Et nous voulons que le peuple sache qu’il y'a des Congolais qui sont sérieux et qui veulent construire leur pays. Pour l’instant, nous entendons le départ de Kabila. Nous savons que lorsqu’il ne sera plus là, les Rwandais vont partir. Je voulais signifier que ce ne sont pas tous les Rwandais qui sont mauvais, nous sommes prêts à parler avec les Rwandais. Ils ont toujours vécu chez nous depuis longtemps.

Pour d'autres Africains , cela pose un problème ? Ceux que vous appelez les Rwandais ne sont-ils pas des Congolais d’origine rwandaise ? Ne sont-ils pas devenus Congolais ? Est ce qu’il n’y a pas un problème d’intégration comme c’est le cas souvent en Afrique ? En Côte d’Ivoire par exemple, il y a des personnes qu’on qualifie de Burkinabé alors que si on fouille bien, ce sont des Ivoiriens. Ceux que vous appelez Rwandais ne sont-ils pas des Congolais que vous refusez d’intégrer comme tel ?

Il y a un problème, c’est vrai (…) On demande la nationalité congolaise individuellement. Et puis d'abord on naît congolais...

Oui mais peu importe la condition de l’attribution de la nationalité. Vous aujourd’hui vous pouvez être européens. Mais pourquoi aujourd’hui les Rwandais qui ont vécu depuis de nombreuses années au Congo , vous continuez de dire que ce sont des étrangers ?

Au Congo, il n’y a pas de tribu qu’on appelle Bayanmulengué ou de Tutsi Congolais. Cela n’existe pas. Le Congo , c’est l’ensemble des tribus. Et nous sommes plus de 420 tribus.

Ne faut-il pas aussi que le Congo se modernise et accepte tous les peuples ? N'est-ce pas une des clés de la crise ; car ces personnes traitées d'étrangers sont bien intégrées et se sentent vraiment congolaise , ont même aidé à la chute de Mobutu....

Nous ne sommes pas contre. Nous avons des Angolais, ceux de Brazzaville et de Bangui ainsi que des Zambiens , en Rdc . Mais pourquoi toujours les Rwandais. C’est parce qu’ils nous posent des problèmes. Ils veulent toujours prendre la partie de l’Est et mettre la tribu Tutsi. Et nous sommes contre la violence. Le peuple congolais est mature, plein d’amour. Mais nous avons fait les erreurs du passé. Lorsqu’il y avait l’opération Turquoise en 1994, il y a eu le génocide Rwandais. Et Mobutu avait ouvert avec l’accord de l’Onu, le couloir. À partir de là, ils sont entrés en masse. Et quand on est étranger dans un pays, on se doit de respecter les lois de ce pays. Mais quand on commence à éventrer, massacrer, violer les femmes, détruire les gens pour pouvoir récupérer les minerais, ce n’est plus bon. Le Rwandais n’a rien dans son sous-sol. Mais aujourd’hui Kigali est devenu la capitale. Mais d’où cela vient ? Tout vient du Congo. Nous voulons que notre peuple puisse être respecté. Il va falloir qu’un jour on demande aux Rwandais ce qu’ils cherchent et ce qu’on doit leur donner. Ce sont des voisins éternels qu’on ne peut pas rejeter. Mais le problème est que nous n’allons pas envahir le Rwanda. On ne va pas au Rwanda pour les envahir, les piller et leur faire du mal. Si les Hutu sont d’accord avec ce que je dis, il faut qu’ils s’opposent à Kagamé qui est Tutsi. C’est son régime qui est en train de déstabiliser le Rwanda. Kagamé construit le Rwanda avec le sang des Congolais.

Votre mot de fin

Je m’adresserai à la communauté internationale. Nous avons appris qu'elle a commencé à prendre des mesures , des sanctions contre le régime de Kabila. Nous qui sommes dans la diaspora , sommes des combattants politiques. Nous avons combattu sans arme. Nous sommes contre les armes. Il faut que Kabila respecte les droits des Congolais. Il y a trop de répressions , de malheurs, de famines. Il n’y a pas d’eau potable, pas d’électricité, alors que le Congo fournit l’électricité partout en Afrique. Nous voulons que la justice soit faite pour ce peuple. À monsieur Kabila, je dirai : " si vous aimez le Congo et les Congolais, - vous n’êtes pas mon ami mais c’est un conseil d’ami - 19 décembre 2016 vous déposez le tablier. Vous pouvez organiser les élections avant le 19 et dire au moins que vous n’allez pas être candidat. Les Congolais pourraient comprendre et négocier et vous partirez peut-être en paix avec tous ceux que vous avez manipulés au Congo. Nous voulons parler, négocier, discuter, mais dans les normes. Vous avez l’opposition sur place que vous devez respecter. Il y a aussi les rassemblements qui vous tendent la main. Pour une fois respectez au moins. 2006, vous avez volé les élections de Bemba. En 2011, vous avez encore triché et cela a été vu par tout le monde. À un moment, il faut dire stop. Nous les combattants, la résistance nous vous disons de libérer le Congo d’arrêter de massacrer le peuple Congolais pour sortir par la grande porte. Dans le cas contraire, cela sera difficile pour vous. Que Dieu bénisse les Congolais !

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Interview réalisée par Charles Kouassi

Dernière modification le 07/12/2016

A propos de l'auteur

Charles Kouassi

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