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Coopération-Diplomatie : Marcel Amon-Tanoh à Ouaga pour parler des occupants du Mont Péko.

Le ministre ivoirien des Affaires Etrangères, Marcel Amon-Tanoh conduit une importante délégation ce dimanche 21 octobre 2018 à Ouagadougou dans le cadre d’une réunion sur le recensement des ex-occupants du Mont Péko.

L’arrivée de la délégation ivoirienne annoncée pour 14h15mn est reportée à 17h. Après l’accueil par le ministre Alpha Barry, la délégation conduite par le ministre Marcel Amon-Tanoh sera reçue en audience par SEM Paul Tieba, Premier ministre du Burkina Faso avant un tête-tête des deux ministres lors du dîner (restreint) offert par le ministre burkinabè des Affaires et de la Coopération à 20h. La séance de travail entre la partie ivoirienne et la partie burkinabè sur la situation des ex-occupants du Mont Péko, aura lieu demain lundi 22 octobre à l’hôtel Laico de 9h30 à 11h30. Avant son départ pour Abidjan, la délégation ivoirienne sera reçue en audience par le président du Faso sur le coup de 13h30 au palais présidentiel de Kossyam à Ouagadougou selon le programme provisoire dont nous avons eu copie.

 

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Il faut rappeler que plus de 25.000 personnes occupent illégalement le parc national du Mont Péko, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire depuis la crise militaro-politique de 2002, puis de 2011. Majoritairement composés de ressortissants burkinabè, ces occupants avaient été sommés de quitter le parc du fait de la destruction de la faune et la flore, mais aussi de la menace des derniers éléphants nains par la déforestation dû notamment à la cacao culture. Mais si pour des raisons objectives et après la décision du gouvernement ivoirien qui a fixé au 30 juillet 2016, la date buttoir d’évacuation et la restauration du Mont Péko, les deux pays doivent négocier leurs nouvelles destinations avec ce que cela comporte en terme de prise en charge afin de ne pas écorcher les relations ivoiro-burkinabè aujourd’hui aux beau fixes.

 

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Selon un premier recensement fourni par le directeur général de l’Autorité de désarmement, démobilisation et réinsertion (ADDR), Fidèle Sarassoro, six mois après l’arrestation d’Amadé Ouérémi (mai 2013), la population totale qui y vivait était de 27.045 personnes, soit une moyenne de 4 personnes par ménage avec 6.715 ménages. 4% des occupants sont des allochtones et allogènes ivoiriens et 96% d’origine étrangère avec une prédominance de Burkinabè estimé à 99% de la population étrangère. Le même rapport publié par l’Apa, précise que l’âge des 13.515 enfants vivant dans le parc varie entre 10 et 18 ans et son utilisés comme « travailleurs agricoles » et 10.031 enfants de 0 à 10 ans ne sont ni « scolarisés ni vaccinés en violation flagrante de leur droit à l’éducation ».

Enfin si les autorités ivoiriennes confirment que le parc national du Mont Péko s’est vidé de ses occupants depuis juillet 2016, leur relocalisation et réinsertion durable reste un casse-tête pour les deux pays. La rencontre de Ouaga de demain devrait nous en dire plus sur l’évolution du processus.

Philippe Kouhon, envoyé spécial au Burkina Faso

Dernière modification le 21/10/2018

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Philippe Kouhon

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