Charles Kouassi

Charles Kouassi

Dans un article disponible sur le site du journal depuis le 18 août 2017, pour les abonnés à la version électronique du quotidien français L'opinion,  le journaliste français Pascal Airault, citant des confidences anonymes de personnes,selon lui,  proches de l'ex chef de l’État burkinabè, Blaise Compaoré, laisse entendre que l'homme vit mal son exil au bord de la lagune Ébrié, et pourrait même s'exiler pour, entre autres raisons, vivre de loin et à l'abri, les risques réels d'une nouvelle crise liée à la guerre de succession en Côte d'Ivoire.

Au Pdci-Rda, le Président Bédié a nommé mercredi 16 août 2017 des personnalités : 2 à la vice-présidence, 36 Secrétaires Exécutifs, 2 Inspecteurs, 3 porte-parole. Décryptage de nominations qui ne sont pas anodines, et qui sont déjà considérées comme un "piège" par des observateurs; et surtout comme une réponse « froide » de Bédié, à la formule tout le monde peut se présenter en 2020, lancée par le Président ivoirien, dans son adresse à la Nation du 7 août 2017. D’ailleurs le communiqué présente les nominations comme entrant dans le cadre de la « redynamisation du parti, en vue de la reconquête du pouvoir d’État en 2020 de façon inclusive ».

Les travaux du chantier de bitumage de l'axe Blolequin-Toulepleu-Pekan Barrage, à la frontière libérienne battent leur plein. La ministre de la salubrité, de l'environnement et du développement durable, Anne Désirée Ouloto, fille de la région a pu le constater le jeudi 10 août 2017 lors d’une visite sur le chantier. Elle y etait pour apporter le soutien du gouvernement aux travailleurs  sur leurs installations situées entre les villages de Bledy-Djeya et Yoya.  Anne Ouloto a fait escale  à Doké, Sahibly et Toulepleu où elle s’est entretenue  avec les populations.

À l'occasion du traditionnel message à la Nation prononcé à la veille de chaque commémoration de l'accession du pays à l'indépendance , le chef de l’État ivoirien a jeté dimanche 6 août 2017 à Abidjan, un véritable pavé dans la marre, en indiquant que tous ceux qui le veulent pourront se présenter à l'élection présidentielle de 2020, dans le respect des dispositions constitutionnelles.

La question de l’armée et de la gendarmerie ivoiriennes.

Face aux récurrents mouvements d’humeur dans l’armée, il fallait prendre une « décision Ouattara » forte, trouver une solution à la fois rassurante pour les populations et l’armée elle-même, mais aussi affirmer l’autorité de l’État. Quels sont les constats que l’on peut faire avant la nomination d’Hamed Bakayoko ?

Le Président Henri Konan Bédié est rentré au pays, dimanche 30 juillet 2017, en véritable fils prodige. L'accueil s'est passé dans d'excellentes conditions à la dimension du poids du Pdci dans l'alliance au pouvoir, sans oublier la considération que maintient à l'égard de son aîné le chef de l’Éta ivoirien. On a vu aussi la mobilisation militante des cadres, des dirigeants et des militants de base du parti. Au-delà de ces considérations d'ordre général, qui semblent, a priori, si évidentes dans un contexte politique et démocratique normal, mais qui, dans le contexte des désaccords persistants entre le PDCI et le RDR à propos de 2020, font que l'accueil du Président Henri Konan et le discours qu'il a tenu ont une résonance particulière, quelle lecture faire de ce qui s’est passé à l’aéroport ?

Avec l’existence du multipartisme et l’émiettement des possibilités et choix des électeurs, une règle s’impose : lorsqu’il s’agit d’accéder au pouvoir, la politique est faite d’alliances, car aucun parti ne peut prétendre y parvenir et gouverner seul.

C'est la douche froide au Pdci et un défi lancé aux "noyaux durs" du parti qui ne parlent que d'alternance au détriment du parti unifié, après deux coups durs encaissés dans la seule journée du mercredi 12 juillet 2017 : la suspension de Jean Louis Billon de la Présidence du Conseil régional du Hambol et la fin de mission de Niamien N'goran en qualité d'Inspecteur général de l'État.

Aujourd’hui, chaque parole, chaque geste, chaque manifestation est analysé(e), interprété(e), mais aussi instrumentalisé(e), dans la perspective de 2020, et même au-delà . 10 ans après, fallait-il commémorer l’attentat manqué contre le Fokker 100 transportant Guillaume Soro, à Bouaké, alors qu’il était Premier ministre ?

Dans un article, Marwane Ben Yahmed, directeur de publication de Jeune Afrique, revient sur les mutineries des ex-rebelles.
Son message est simple : ne pas avoir la mémoire courte. Il écrit : « Dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 décembre 1999, un petit groupe de soldats, dont certains ont le visage grimé ou dissimulé par une cagoule, s’empare sans coup férir de la poudrière du camp d’Akouédo, sur la route de Bingerville, à l’est d’Abidjan. (…) Tout le monde connaît la suite : la chute du président Bédié au profit d’une junte dirigée par le général Robert Gueï. »

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