Affaire Mont Péko-Ce que burkinabè et ivoiriens ont décidé : Barry et Tanoh font le point

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont, à l’issue d’une réunion de concertation les 21 et 22 octobre 2018 à Ouagadougou, décidé de trouver une solution définitive à la question des ex occupants du parc national du Mont Péko dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

« Nous avons eu des réunions fructueuses en ce qui concerne le recensement des ex-occupants du Mont Péko et nous sommes satisfaits et entendons poursuivre nos concertations pour une issue définitive de la question du Mont Péko. Il faut aussi rappeler que sur cette même question les deux pays n’ont jamais eu de désaccord. Et comme l’a recommandé la septième conférence des Chefs d’états ivoiriens et burkinabè qui a eu lieu à Yamoussoukro du 23 au 29 Juillet 2018, cette question doit être traitée dans le respect des principes de solidarité qui fonde les relations entre les deux pays; un accent particulier sera mis sur la protection de l’environnement et l’interdiction formelle d’exploiter les forêts classées. Aussi une mission conjointe sera envoyée dans les zones concernées dans l’ouest de la Côte d’Ivoire en vue de procéder avec le soutien de l’organisation internationale de l’immigration (OIM) au recensement des ex-occupants avant la fin de cette année. Enfin, cette réunion a été l’occasion pour les deux parties d’échanger sur la préparation de la prochaine réunion du comité de suivi des recommandations du TAC 8 prévu pour le début du 2e trimestre de 2019 » a dit le ministre ivoirien des Affaires Étrangères , Marcel Amon-Tanoh, au cours du point de presse à l’issue des travaux.

Prenant la parole, le ministre burkinabè des Affaires Étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, a fait savoir que son homologue ivoirien, lui a transmis une invitation pour une réunion sur les questions de sécurité et de défense au moment de la présidence du conseil de sécurité des nations unies par la Côte d’Ivoire en décembre prochain.
« Cette invitation sera l’occasion pour nous d’aborder la situation sécuritaire au Burkina Faso et dans la sous région, notamment au G5 Sahel. Et une autre opportunité d’inviter les pays membres du conseil de sécurité à se pencher sérieusement sur la question sécuritaire dans la sous région ouest africaine » a-t-il dit.

La partie burkinabè était outre, le ministre des Affaires Étrangères et de la coopération, Alpha Barry, composée des ministres Marie Laurence Ilboudo née Marchal, en charge de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, ainsi que de Paul Robert Tiendrebéogo, ministre de l’intégration et des Burkinabè de l’Etranger. La partie ivoirienne était composée, outre, Marcel Amon-Tanoh, de la ministre Mariatou Koné, de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté ainsi que de hauts fonctionnaires des deux ministères.


Philippe Kouhon, envoyé spécial au Burkina Faso

Dernière modification le 23/10/2018

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Philippe Kouhon

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