30eme Sommet UA : fin annoncée de l’aide publique au développement en Afrique

En prélude à la 36ème session du Comité d'Orientation des Chefs d'État et de Gouvernement du NEPAD (Le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique), Ibrahim Mayaki, secrétaire exécutif du NEPAD a animé un point de presse ce vendredi 26 janvier à Addis Abeba.

Ibrahim Mayaki a fait le point sur plusieurs questions liées au fonctionnement du Nepad et à la réussite de sa mission, qui est de coordonner le cadre stratégique de l’Union africaine pour le développement socio-économique du continent. « L’aide publique au développement qui vient des pays développés vers les pays du sud n’existera plus dans 10 ans. Il faut savoir aussi que cette aide publique va de moins en moins dans la santé, l’éducation ect. Et de plus en plus vers des questions de sécurité et de migration. Ce n’est plus l’aide classique à laquelle on était habitué, c’est une forme d’aide qui d’une certaine manière dénature,si on pense développement. Le deuxième point est qu’est-ce que cela signifie pour l’Afrique ? Il signifie pour l’Afrique qu’elle ne pourra plus compter sur des flux d’aide publique au développement. Pendant toutes les rencontres du G7, G20, lorsqu’on parle de l’Afrique et de l’aide, la nouveauté c’est de parler du rôle du secteur privé, européen, américain, japonais dans les projets de développement sous la forme d’un partenariat public-privé. Il faut donc que l’Afrique se rende compte que l’aide publique c’est terminée.

Ensuite que représente l’aide et sa conséquence sur nos pays ? L’aide grosso modo n’est pas très différente des dons qu’on reçoit de la diaspora. Aussi, si on compare le flux de l’aide pour le continent, 20 à 25 milliards de dollars par rapport au flux financier illicite, plus de 50 milliards, on se rend compte que si on faisait notre boulot à travers de meilleurs systèmes de gestion des taxes, des impôts et systèmes douaniers on n’avait pas besoin de l’aide. Et justement ceci est étroitement lié à la corruption le thème de cette année. Si on réussit à être sérieux sur nos mécanismes internes de mobilisation de ressources, on peut se passer de l’aide. Par contre on aura toujours besoin des flux financiers qui viennent des entreprises du Nord dans le cadre d’un partenariat public-privé sur un certain nombre de projets », a-t-il dit s’agissant de la question de l’aide publique au développement au profit des pays du continent africain.


Philippe Kouhon, envoyé spécial à Addis Abeba

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Dernière modification le 26/01/2018

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